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Ce n’est pas vous qui m’avez choisi…Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

Prière du matin et commentaire de l’évangile du 18/07/2019

priere du matin évangile du 18/07/2019 sur Gloire à Dieu

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :

« Comme le Père m’a aimé,
moi aussi je vous ai aimés.
Demeurez dans mon amour.
Si vous gardez mes commandements,
vous demeurerez dans mon amour,
comme moi, j’ai gardé les commandements de mon Père,
et je demeure dans son amour.

Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous,
et que votre joie soit parfaite.
Mon commandement, le voici :
Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés.
Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime.

Vous êtes mes amis
si vous faites ce que je vous commande.
Je ne vous appelle plus serviteurs,
car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ;
je vous appelle mes amis,
car tout ce que j’ai entendu de mon Père,
je vous l’ai fait connaître.

Ce n’est pas vous qui m’avez choisi,
c’est moi qui vous ai choisis et établis
afin que vous alliez,
que vous portiez du fruit,
et que votre fruit demeure.
Alors, tout ce que vous demanderez au Père en mon nom,
il vous le donnera.
Voici ce que je vous commande :
c’est de vous aimer les uns les autres.

 

Méditation Père Bernard Devert

Comment nos cœurs ne seraient-ils pas en fête. L’incroyable, l’inespéré nous est donné. Dieu nous partage son amitié, sans réserve et inconditionnellement. Nous sommes ses enfants ; nous le serons toujours, éternellement.
Dieu est à penser autrement ; loin d’être une force de puissance, de domination, Il est Source de l’Amour. C’est la bonne nouvelle de l’Evangile.
Assez de cette approche où Dieu serait maître de tout et l’homme son serviteur. Tout est bouleversé, renversé.
Quelle responsabilité pour nous !
Dieu fait du service une noblesse. A genoux devant ses disciples, l’incarnation n’est pas une évasion où Dieu viendrait surplomber son peuple mais une immersion aimante au sein de l’humanité.
Dieu, nous choisissant, propose de faire nôtre son option préférentielle, l’homme blessé. Toute distance est un rejet. La différence de Dieu, c’est de n’en avoir point, écrit merveilleusement Fénelon.

Le Seigneur, de par son amitié et le respect absolu de notre liberté, nous propose une élection accompagnée d’une urgente recommandation.
– Une élection
Dieu croit en nous, l’homme est son espérance. Fût-il mutilé, crucifié par nous, non seulement Il nous pardonne mais Il se met à « notre merci ».
Dieu est un cœur ; quelle immense libération !
– Une urgente recommandation
Dieu Père tremble pour ses enfants ; n’étant ni impassible, ni impavide, sa crainte est que son amitié, accompagnée d’une absolue liberté, soit vécue de façon liberticide destructrice de la grandeur à laquelle nous sommes appelés : participer à l’acte créateur jusqu’à son achèvement.
Dieu n’est pas solitaire mais solidaire de l’homme. Quel risque et quelle confiance au nom-même de l’amitié.
Dieu est si humble que si nous devions douter, Il nous invite à nous aimer les uns, les autres, ne revendiquant rien pour lui-même.
Quel effacement. Dieu croit, au-delà du raisonnable, que nous saisirons un jour la source de ce qui nous fait vraiment exister. Sa patience grave, parfois douloureuse, Il nous l’offre dans un sourire d’amitié.
Comment ne pas être bouleversés comme le fut Etty Hillesum qui comprit que l’urgente question de la foi était peut-être de se demander comment aider Dieu.

Amen – Gloire à Dieu