Ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas


Prière du matin et commentaire de l’évangile du 22/08/2019

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Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

En ce temps-là,    des pharisiens abordèrent Jésus et, pour le mettre à l’épreuve, ils lui demandaient :
«Est-il permis à un mari de renvoyer sa femme
Jésus leur répondit :
«Que vous a prescrit Moïse?»
Ils lui dirent : « Moïse a permis de renvoyer sa femme à condition d’établir un acte de répudiation. »
Jésus répliqua :
« C’est en raison de la dureté de vos cœurs qu’il a formulé pour vous cette règle.  Mais, au commencement de la création, Dieu les fit homme et femme.    À cause de cela, l’homme quittera son père et sa mère,    il s’attachera à sa femme, et tous deux deviendront une seule chair.
Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair.    Donc, ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas ! »

De retour à la maison, les disciples l’interrogeaient de nouveau sur cette question.  Il leur déclara :
« Celui qui renvoie sa femme et en épouse une autre devient adultère envers elle.   Si une femme qui a renvoyé son mari en épouse un autre, elle devient adultère. »

L’actualité de l’Eglise est fortement marquée par les questions de morale familiale et sexuelle depuis plusieurs mois. La question des divorcés ayant contracté une nouvelle union passe alors au second plan, alors qu’elle est posée depuis bien davantage de temps.

Certes, le propos de Jésus est clair : la répudiation d’une femme par son mari est permise par la loi de Moïse, mais ce n’est qu’une concession faite à la faiblesse humaine. D’abord, elle est dissymétrique, car une femme ne peut répudier son mari. Ensuite, elle ne correspond pas à l’intention divine. Jésus se réfère au texte de la Genèse sur l’unité du couple.
C’est cela que Dieu désire. Cette union est d’ailleurs, si l’on se réfère à l’épître aux Ephésiens, une image de l’union qui existe entre le Christ et son Eglise.
Elle est sacrée. Mais est-il nécessaire d’en faire une loi, qui, dans l’Eglise catholique, exclut de la réconciliation et de la communion eucharistique ceux que nous appelons les divorcés remariés  « Moi non plus, je ne te condamne pas », disait Jésus à la femme adultère.
On ne plaisante pas avec les dispositions divines telles que le livre de la Genèse les a rapportées. Mais on ne plaisante pas non plus avec le malheur de personnes qui ont connu un grave échec et qui ont trouvé une voie, souvent douloureuse, pour s’en relever.

L’amour s’appelle aussi indulgence et pardon.

Aide-nous, Seigneur, à en mesurer toutes les dimensions. Et aide ton Eglise à en tirer toutes les conséquences.

Amen – Gloire à Dieu