“Heureux,vous les pauvres. Mais quel malheur pour vous,les riches” (Lc 6,20-26)

Prière du matin et commentaire de l’évangile du 22/03/2019

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Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

En ce temps-là, Jésus, levant les yeux sur ses disciples, déclara :
Heureux, vous les pauvres, car le royaume de Dieu est à vous.
Heureux, vous qui avez faim maintenant, car vous serez rassasiés.
Heureux, vous qui pleurez maintenant, car vous rirez.
Heureux êtes-vous quand les hommes vous haïssent
et vous excluent, quand ils insultent et rejettent votre nom comme méprisable,
à cause du Fils de l’homme.
Ce jour-là, réjouissez-vous, tressaillez de joie,
car alors votre récompense est grande dans le ciel ;
c’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les prophètes.

Mais quel malheur pour vous, les riches,
car vous avez votre consolation !
Quel malheur pour vous qui êtes repus maintenant,
car vous aurez faim !
Quel malheur pour vous qui riez maintenant,
car vous serez dans le deuil et vous pleurerez !
Quel malheur pour vous
lorsque tous les hommes disent du bien de vous !
C’est ainsi, en effet, que leurs pères traitaient les faux prophètes.

 

Méditation Père Antoine Adam

Hier comme aujourd’hui, il y a de nombreuses personnes qui, entendant ces béatitudes, sont choquées et ne peuvent supporter que l’on dise : « heureux les pauvres ».
Elles voient le manque et l’injustice qui en résultent. Mais si nous entrons dans la lecture juive du temps qui est pensé comme de l’inaccompli en attente d’accomplissement, cela peut changer notre perception de l’Evangile. En accolant à ces béatitudes ces revers négatifs, Jésus nous met en garde sur tout ce qui dans nos vies se referme sur soi-même. Jésus a eu des amis riches, rappelons-nous qu’il est venu s’inviter chez Zachée le publicain : des personnes qui avaient faim d’autre chose que leurs seules richesses et qui par Jésus sont entrées dans un esprit d’ouverture, de rencontre et de partage. Ce que Jésus regarde avec sévérité, c’est quand les hommes se referment sur leurs richesses, qu’elles soient matérielles ou spirituelles. Quand des personnes ou des peuples ne vivent que dans l’entre-soi, le connu répétitif, il y a danger qu’ils ne soient plus réceptifs à la rencontre de l’inconnu, de l’étranger, de la vie ! Ils érigent des digues pour se protéger des autres et se suicident lentement.
Alors oui, c’est un grand malheur qui vient.
La dynamique de l’Evangile avec en son cœur, la croix du Christ, crée des brèches dans nos vies, car nous sommes tous inachevés, inaccomplis, pécheurs en attente de miséricorde.
Nous ne seront vraiment heureux qu’en entrant dans l’espace de la rencontre, bénissant alors cette faim, ces larmes, et cette foi au Fils de l’homme qui connait mieux que nous même où est ce chemin conduisant au bonheur d’exister.

Amen – Gloire à Dieu

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Vendredi 14 septembre 2018 : Psaume 78