Ils virent Jésus qui marchait sur la mer

Prière du matin et commentaire de l’évangile du 27/05/2019

priere du matin évangile du 27/05/2019 sur Gloire à Dieu

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean, Jn 6, 16-21

Le soir venu, les disciples de Jésus descendirent jusqu’à la mer.

Ils s’embarquèrent pour gagner Capharnaüm, sur l’autre rive.

C’était déjà les ténèbres, et Jésus n’avait pas encore rejoint les disciples.

Un grand vent soufflait, et la mer était agitée. Les disciples avaient ramé sur une distance de vingt-cinq ou trente stades (c’est-à-dire environ cinq mille mètres), lorsqu’ils virent Jésus qui marchait sur la mer et se rapprochait de la barque.

Alors, ils furent saisis de peur.

Mais il leur dit :
« C’est moi. N’ayez plus peur. »

Les disciples voulaient le prendre dans la barque ; aussitôt, la barque toucha terre là où ils se rendaient.

 

Méditation Pasteur Nicole Fabre

Les disciples attendent que Jésus les rejoigne.

Ils sont pécheurs et connaissent bien le lac.

Puis, quand ils le reconnaissent, ils veulent le prendre avec lui, dans la barque. Il fait nuit, et les eaux du lac sont agitées. Pour un peu, tel qu’est écrit le texte, on aurait l’impression que les disciples protègent Jésus… et cette impression n’est peut-être pas si fausse que cela.

Car le contexte qui précède cet épisode vaut la peine d’être entendu :

14 A la vue du signe qu’il avait produit (il s’agit de ce que nous appelons la multiplication des pains), les gens disaient : C’est vraiment lui, le Prophète qui vient dans le monde.

15 Jésus, sachant qu’ils allaient venir s’emparer de lui pour le faire roi, se retira de nouveau sur la montagne, seul.

Et à ce moment que nous voyons les disciples descendre à la mer et embarquer, comme si de rien n’était. Jésus, lui, s’est retiré, seul, avec son Père. Cette méprise de la foule, et peut-être des disciples avec elle, est lourde à porter. Pourquoi, la foule, pourquoi nous-mêmes sommes incapables de vivre sans imaginer le lendemain remplis de nos rêves irréels ?

Ils rêvent tous d’un roi qui annulerait leurs frustrations. Or Le signe du pain donné, multiplié n’annule pas les tempêtes. Les hommes, les femmes nourris auront à nouveau faim.

Quand reconnaitrons-nous Jésus, son identité unique ?

C’est chaque jour, dans chaque circonstance nouvelle que nous avons à le reconnaître, à inventer notre fidélité, sans mettre la main sur lui.

C’est ainsi que tous, nous arriverons à bon port.
Amen – Gloire à Dieu

Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique
Telle est la volonté de mon Père