Je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron

priere quotidienne en ligne et commentaire de l'evangile évangile du 19/09/2019 sur Gloire à Dieu

Prière quotidienne et commentaire de l’évangile du 19/09/2019

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean, Jn 15, 1-8

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :

« Moi, je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron.
Tout sarment qui est en moi, mais qui ne porte pas de fruit, mon Père l’enlève ; tout sarment qui porte du fruit, il le purifie en le taillant, pour qu’il en porte davantage.

Mais vous, déjà vous voici purifiés grâce à la parole que je vous ai dite.
Demeurez en moi, comme moi en vous.
De même que le sarment ne peut pas porter de fruit par lui-même ’il ne demeure pas sur la vigne,
de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi.

Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments.

Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire.

Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est, comme le sarment, jeté dehors, et il se dessèche.
Les sarments secs, on les ramasse, on les jette au feu, et ils brûlent.
Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voulez,
et cela se réalisera pour vous.

Ce qui fait la gloire de mon Père, c’est que vous portiez beaucoup de fruits et que vous soyez pour moi des disciples.

 

Méditation Père Antoine Adam

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Moi, je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron. Tout sarment qui est en moi, mais qui ne porte pas de fruit, mon Père l’enlève ; tout sarment qui porte du fruit, il le purifie en le taillant, pour qu’il en porte davantage. Mais vous, déjà vous voici purifiés grâce à la parole que je vous ai dite.

Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut pas porter de fruit par lui-même s’il ne demeure pas sur la vigne, de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi. Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire. 

Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est, comme le sarment, jeté dehors, et il se dessèche. Les sarments secs, on les ramasse, on les jette au feu, et ils brûlent. Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voulez, et cela se réalisera pour vous. Ce qui fait la gloire de mon Père, c’est que vous portiez beaucoup de fruit et que vous soyez pour moi des disciples. » A la veille de sa passion, Jésus enseigne toujours ces disciples, afin qu’ils découvrent que leur humanité est au seuil d’une transformation. Jésus, en fils d’Israël, comme membre du peuple juif, se saisit de l’image de la vigne. 

En effet, celle-ci évoque la singularité du peuple d’Israël dans l’histoire au milieu des nations. Ce peuple a été travaillé, émondé par les paroles de l’Alliance comme une vigne a été travaillée et émondée afin qu’elle porte du fruit. Ce travail donne ce fruit merveilleux qu’est le vin, un breuvage à forte attentes symboliques. Il donne de se réjouir à plusieurs pour des alliances de paix, ou des noces. Il exprime une socialisation consentie.

C’est cette intelligence de la communion, de la fraternité vécue, qui est en attente dans l’histoire des hommes. Les prophètes d’Israël en ont eu une conscience progressive. Les hommes sont appelés à vivre en bonne intelligence dans la fraternité, qui est un don de Dieu. Jésus, venu  accomplir cette promesse, a volontairement appelé et formé ses disciples si divers, en les éduquant à la fraternité : la prière du Notre Père vise cette réalité. Jésus est l’homme de la communion qui n’a pas peur de la pluralité et de la diversité. C’est pourquoi
il se compare à la vigne. Il est celui qui offre une cohérence à l’ensemble des relations existants entre les sarments.

Il est la personne source donnant d’exister avec l’autre et tous les autres. C’est par lui que la saveur du vin, la joie d’exister en société est rendue possible.

L’histoire depuis deux mille ans nous l’a appris, en dehors de lui, nous ne pouvons rien faire, parce qu’il est la personne source de notre humanité en qui le Père a conçu et voulu ce monde.

Amen – Gloire à Dieu

Ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson
Moi qui suis la lumière, je suis venu dans le monde