Le Verbe s’est fait chair – évangile selon saint Jean

Prière du matin et commentaire de l’évangile du 20/03/2019

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Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 1, 1-18

Au commencement était le Verbe,
et le Verbe était auprès de Dieu,
et le Verbe était Dieu.
Il était au commencement auprès de Dieu.
C’est par lui que tout est venu à l’existence,
et rien de ce qui s’est fait ne s’est fait sans lui.
En lui était la vie,
et la vie était la lumière des hommes ;
la lumière brille dans les ténèbres,
et les ténèbres ne l’ont pas arrêtée.

Il y eut un homme envoyé par Dieu ;
son nom était Jean.
Il est venu comme témoin,
pour rendre témoignage à la Lumière,
afin que tous croient par lui.
Cet homme n’était pas la Lumière,
mais il était là pour rendre témoignage à la Lumière.

Le Verbe était la vraie Lumière,
qui éclaire tout homme
en venant dans le monde.
Il était dans le monde,
et le monde était venu par lui à l’existence,
mais le monde ne l’a pas reconnu.
Il est venu chez lui,
et les siens ne l’ont pas reçu.
Mais à tous ceux qui l’ont reçu,
il a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu,
eux qui croient en son nom.
Ils ne sont pas nés du sang,
ni d’une volonté charnelle, ni d’une volonté d’homme :
ils sont nés de Dieu.
Et le Verbe s’est fait chair,
il a habité parmi nous,
et nous avons vu sa gloire,
la gloire qu’il tient de son Père
comme Fils unique,
plein de grâce et de vérité.

Jean le Baptiste lui rend témoignage en proclamant :
« C’est de lui que j’ai dit :
Celui qui vient derrière moi
est passé devant moi,
car avant moi il était. »
Tous nous avons eu part à sa plénitude,
nous avons reçu grâce après grâce ;
car la Loi fut donnée par Moïse,
la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ.

Dieu, personne ne l’a jamais vu ;
le Fils unique, lui qui est Dieu,
lui qui est dans le sein du Père,
c’est lui qui l’a fait connaître.

 

Méditation Père Michel Quesne

Que dire encore après une telle envolée  Ce n’est pas pour rien que l’on appelle l’évangéliste Jean l’Aigle de Patmos. Il voit les choses de haut, et de loin.

« Au commencement » : ce sont les premiers mots du livre de la Genèse. Et le texte poursuit par : « Dieu dit. » La parole qu’il prononce pour créer le ciel et la terre, nous dirions l’univers et tout ce qu’il contient, ce ne sont pas des mots. C’est une personne, son Fils. En créant le monde, Dieu fabrique du non-Dieu, et c’est par son Fils que cela se produit. L’amour que le Père porte à son Fils, c’est le même amour dont il aime ce qu’il crée, y compris, dans cet immense univers, une minuscule planète qui tourne autour d’une étoile, le soleil ; et même, sur cette planète, chacune des personnes humaines depuis que l’on peut parler d’humanité. Vertige…

Et ce n’est pas tout. Non seulement, par son Fils Jésus, Dieu a ouvert le chemin qui va de lui vers l’homme, mais il aussi ouvert le chemin inverse, celui qui va de la personne humaine vers Dieu. Ce sont les derniers mots du texte : « Le Fils unique, lui qui est dans le sein du Père, c’est lui l’a fait connaître. » Connaître Dieu. L’infiniment petit connaissant l’infiniment grand, nous dirions que c’est impossible. Eh bien pas tout à fait.

« Celui qui m’a vu a vu le Père », dira Jésus à Philippe au cours du repas du Jeudi Saint. En Jésus Christ, Dieu n’est donc plus l’inconnaissable. Nous bénéficions d’une lumière qui nous permet de savoir quelque chose de Dieu et qui, en même temps, dissipe les ténèbres dont nous sommes porteurs.

Donne-nous, Seigneur, de choisir pour l’année qui commence, le chemin de la lumière.

Amen – Gloire à Dieu

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