Ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson

priere quotidienne en ligne et commentaire de l'evangile évangile du 16/10/2019 sur Gloire à Dieu

Prière du matin et commentaire de l’évangile du 16/10/2019

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean, Jn 6, 52-59

En ce temps-là, les Juifs se querellaient entre eux :
« Comment celui-là peut-il nous donner sa chair à manger ? »

Jésus leur dit alors :
« Amen, amen, je vous le dis : si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez pas son sang,
vous n’avez pas la vie en vous.
Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour.
En effet, ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson.
Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi, je demeure en lui.


De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé, et que moi je vis par le Père, de même celui qui me mange,
lui aussi vivra par moi.

Tel est le pain qui est descendu du ciel : il n’est pas comme celui que les pères ont mangé.
Eux, ils sont morts ; celui qui mange ce pain vivra éternellement. »

Voilà ce que Jésus a dit alors qu’il enseignait à la synagogue de Capharnaüm.

 

Méditation Père Jean-Marie Petitclerc

« Comment celui-ci peut-il nous donner sa chair à manger ? » Cette question, bon nombre de collégiens, même scolarisés dans l’enseignement catholique, se la posent avec leurs mots crus « Le disciple du Christ serait-il un anthropophage et un vampire ? »
La réponse du Christ paraît mystérieuse : « Si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme, et si vous ne buvez pas son sang, vous n’avez pas la vie en vous. »

Osons dire les choses comme elles sont. Ce qui conduit à la séparation de la chair et du sang,  c’est la mort violente. Telle celle que Jésus a choisie pour lui-même sur la croix, avec le coup de lance qui l’achève.

C’est la réunification qui est signe de résurrection.
Désormais, ils font un: c’est le signe de la vie.
Le corps, c’est ce qui permet d’être présent. Communier au corps du Christ, c’est accepter la mission de le rendre présent. Le sang, c’est le signe de la vie : communier au sang du Christ, c’est témoigner dès ici-bas de la vie divine.
Mais corps et sang ont aussi une signification sociale. Ne parle-t-on pas d’un corps institutionnel, chacun étant appelé à mettre ses compétences au service d’une cause commune ? Et en disant que deux personnes sont de même sang, ne disons-nous pas qu’elles sont de la même famille ?
Le mystère eucharistique est tout autant celui du pain et du vin qui deviennent corps et sang du Christ que celui de l’ assemblée qui devient Corps et Sang du Christ.

À l’heure où, en ce mois de mai, beaucoup d’entre nous accompagnent des enfants lors de la première communion, sachons trouver les mots pour les initier à ce mystère.

Amen – Gloire à Dieu