Mes yeux ont vu ton salut, évangile selon Saint Luc 2, 22-40

Prière du matin et commentaire de l’évangile du 20/04/2019

priere du matin évangile du 20/04/2019 sur Gloire à Dieu

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

Quand fut accompli le temps prescrit par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus l’amenèrent à Jérusalem
pour le présenter au Seigneur, selon ce qui est écrit dans la Loi :
Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur.
Ils venaient aussi offrir le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur :
un couple de tourterelles ou deux petites colombes.

Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon.
C’était un homme juste et religieux, qui attendait la Consolation d’Israël, et l’Esprit Saint était sur lui.
Il avait reçu de l’Esprit Saint l’annonce qu’il ne verrait pas la mort avant d’avoir vu le Christ, le Messie du Seigneur.
Sous l’action de l’Esprit, Syméon vint au Temple.

Au moment où les parents présentaient l’enfant Jésus pour se conformer au rite de la Loi qui le concernait,
Syméon reçut l’enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant :
« Maintenant, ô Maître souverain, tu peux laisser ton serviteur s’en aller en paix, selon ta parole.
Car mes yeux ont vu le salut que tu préparais à la face des peuples :
lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peuple Israël. »

 

Méditation Pasteur Nicole Fabre

Quelle magnifique définition de quelqu’un de juste et de pieux : un homme qui attend la consolation d’Israël et qui a choisi de vivre en dialogue avec l’Esprit Saint.

Attendre la consolation. Lorsqu’un homme ou une société est dans le contraire, la désolation, c’est que l’espérance ne peut plus prendre chair. Et le manque d’espérance, de but repérable et heureux paralyse. On ne sait plus comment agir. On ne trouve plus l’énergie pour s’engager, pour y croire encore.

Le moment que nous vivons aujourd’hui en France, ou dans l’Eglise peut ainsi nous démobiliser en profondeur.

Tant d’enjeux essentiels nous dépassent : celui d’un minimum d’égalité devant l’existence, dans notre société française ou européenne, mais aussi à l’échelle du monde. Nous savons tous que nous bénéficions d’injustice. Encore récemment des personnalités du Darfour demandaient à la France de ne plus vendre d’arme à l’Arabie Saoudite. Mais notre PIB, notre croissance déjà faible…

Que pouvons-nous faire ? L’enjeu écologique, de la respiration de la planète nous dépasse aussi. Les défis migratoires… Autant de prises de consciences qui peuvent nous tétaniser. Et voilà Siméon qui attend une consolation, c’est-à-dire un événement qui remette debout, qui remette en marche, qui redonne créativité et vie. Sa familiarité avec Dieu l’a formé tout au long de sa vie à faire attention aux petits signes porteurs d’espérance vraie. Il remarque cet enfant et sait y voir le salut, non seulement pour lui-même, mais pour tout le peuple.

Père, donnes-nous d’être ainsi justes et pieux comme Siméon. Merci de nous apprendre à veiller de façon active et simple.
Amen – Gloire à Dieu

C'en est fini de Satan, évangile selon Saint Marc,Mc 3, 22-30
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