Moi, je suis la porte des brebis

Prière du matin et commentaire de l’évangile du 16/06/2019

priere du matin évangile du 16/06/2019 sur Gloire à Dieu

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean, Jn 10, 1-10

En ce temps-là, Jésus déclara :
« Amen, amen, je vous le dis : celui qui entre dans l’enclos des brebis sans passer par la porte, mais qui escalade par un autre endroit, celui-là est un voleur et un bandit.


Celui qui entre par la porte, c’est le pasteur, le berger des brebis.

Le portier lui ouvre, et les brebis écoutent sa voix.

Ses brebis à lui, il les appelle chacune par son nom, et il les fait sortir.
Quand il a poussé dehors toutes les siennes, il marche à leur tête, et les brebis le suivent, car elles connaissent sa voix.
Jamais elles ne suivront un étranger, mais elles s’enfuiront loin de lui, car elles ne connaissent pas la voix des étrangers.

Jésus employa cette image pour s’adresser aux pharisiens, mais eux ne comprirent pas de quoi il leur parlait.

C’est pourquoi Jésus reprit la parole :
« Amen, amen, je vous le dis : Moi, je suis la porte des brebis.
Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des bandits ; mais les brebis ne les ont pas écoutés.
Moi, je suis la porte. Si quelqu’un entre en passant par moi, il sera sauvé ; il pourra entrer ; il pourra sortir et trouver un pâturage. Le voleur ne vient que pour voler, égorger, faire périr.
Moi, je suis venu pour que les brebis aient la vie, la vie en abondance.

 

Méditation Père Bernard Devert

« Celui qui entre dans l’enclos des brebis sans passer par la porte mais qui escalade par un autre endroit est un voleur et un bandit ».
Ces autres endroits, nous les recherchons en tâtonnant, esquivant la porte, ou ne la reconnaissant pas, habitués à celles derrière lesquelles nous cachons nos priorités qui nous tiennent plus que nous ne le pensons.
La Parole entendue ce matin est un trésor. La Porte, c’est le Christ. Venez, nous dit-il, une singulière hospitalité et une fidélité absolue vous attendent.
Je ne suis pas prêt. Or, cette hospitalité est si profonde que nos hostilités s’en trouveraient immédiatement effacées.
Cette porte est notre Pâque, un passage, nous emportant vers un nouvel avenir mettant les inessentiels sens dessus-dessous.
Le Vivant fait du neuf. Aussi, le vieil homme en chacun s’efface dès l’entrée de ce porche pour faire de nous des proches de Celui qui est tout Amour.
Ce passage qui nous met au cœur de la Présence fait disparaître le futur et le conditionnel pour entrer dans notre éternité. La vie est là, absolument là, offerte, donnée. Aucune idée de rétribution, de mérite, de récompense, l’Amour est pur de toute trace de possession.
La Transfiguration nous fait entrevoir cette réalité spirituelle. Les trois disciples ne parlent plus d’eux-mêmes – enfin – mais s’inquiètent de l’Autre, des autres, jusqu’à proposer d’installer 3 tentes mais rien pour eux-mêmes.
C’est une première !
Comment s’en étonner. Ils viennent de vivre ce passage de l’entre-soi à l’autre-soi.
Heureuse porte dont le franchissement permet d’entendre : « Tu as du prix pour moi, je t’attendais ; plus encore, je t’espérais. Quel éclat de lumière.

Amen – Gloire à Dieu