Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie

Prière du matin et commentaire de l’évangile du 19/09/2019

priere du matin évangile du 19/09/2019 sur Gloire à Dieu

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean, Jn 14, 1-6

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples :
« Que votre cœur ne soit pas bouleversé : vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi.

Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures ; sinon, vous aurais-je dit :
“Je pars vous préparer une place” ?
Quand je serai parti vous préparer une place, je reviendrai et je vous emmènerai auprès de moi, afin que là où je suis,
vous soyez, vous aussi.
Pour aller où je vais, vous savez le chemin. »

Thomas lui dit :
« Seigneur, nous ne savons pas où tu vas.
Comment pourrions-nous savoir le chemin ? »

Jésus lui répond :
« Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi. » 

 

Méditation Père Bernard Devert

Nous laisser conduire, telle est la proposition de Jésus.
Il ne nous invite pas à monter dans un véhicule autonome mais à entrer dans l’intelligence de la vie qui n’a rien d’artificiel, ni de superficiel.
Thomas veut comprendre. Il est hors de question pour notre ‘jumeau’ de partir sans connaître le parcours et surtout l’arrivée. Seulement, la foi ne se lit pas sur un GPS ; elle se vit ; elle se risque.

Vous savez le chemin, dit Jésus, vous savez où je vais. Justement, dit Thomas, nous ne savons pas où tu vas ; comment pourrions-nous connaître le chemin.
Je suis la Voie, la Vérité et la Vie. Trois ‘V’, victoire sur le doute, le relativisme et le sens de la vie.
– La voie

Des sentiers plutôt que des autoroutes. Il n’y a pas de péage. Celui qui rachète, jamais ne s’achète.
Sur ces chemins, les pauvres sont des lanceurs d’alerte et d’énergie pour avoir le sens de l’espérance, née d’une étoile qui met en route.

La Bonne Nouvelle rappelle combien les Scribes, les Grands-prêtres, tous les sachants sont peu enclins aux déplacements intérieurs. Ficelés par leur savoir et leur pouvoir, grande fut la tentation de faire du Livre un compte grand-ouvert, fermé aux idées d’ouverture.

Hommes des interdits, ils vont jusqu’à interdire à Dieu d’exercer sa mission, barrant la route en le faisant taire.
Ce risque est permanent.
– La vie :
Qu’est-ce vivre ? Valéry, dans un mot qui se voulait d’esprit et qui n’est pas sans profondeur dit que ce qui lui importe c’est la peau, sa peau. Ce qui nous fait vivre, n’est-ce pas notre sensibilité. Nous sommes notre sensibilité.
La vie n’est pas un théorème, une doctrine. Nous en mesurons l’inouï dans la rencontre des autres.
Vivre, c’est découvrir non pas seulement qu’on a quelque chose à faire mais plutôt quelqu’un à aimer.
– La vérité :
Il me souvient à l’hôpital de ces mots qu’il m’était souvent donné d’entendre : je suis passé à côté. A côté de quoi, osai-je suggérer, des autres.
Cette parole n’exprime-t-elle pas ce qu’il y a de plus grand de plus authentique en chacun, l’ouverture à l’Autre, aux autres qui jamais, ne s’impose pour se proposer dans les heures de plus grande vulnérabilité.
Le fragile pour faire tomber les masques est chemin de vérité et par là même d’humanité.

Amen – Gloire à Dieu

Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel
Moi, je suis la porte des brebis