Moi qui suis la lumière, je suis venu dans le monde

Prière du matin et commentaire de l’évangile du 19/09/2019

priere quotidienne évangile du 19/09/2019 sur Gloire à Dieu

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là, Jésus s’écria :
« Celui qui croit en moi, ce n’est pas en moi qu’il croit, mais en Celui qui m’a envoyé ; et celui qui me voit voit Celui qui m’a envoyé.
Moi qui suis la lumière, je suis venu dans le monde pour que celui qui croit en moi
ne demeure pas dans les ténèbres.

Si quelqu’un entend mes paroles et n’y reste pas fidèle, moi, je ne le juge pas, car je ne suis pas venu juger le monde, mais le sauver.

Celui qui me rejette et n’accueille pas mes paroles aura, pour le juger, la parole que j’ai prononcée : c’est elle qui le jugera au dernier jour.

Car ce n’est pas de ma propre initiative que j’ai parlé : le Père lui-même, qui m’a envoyé, m’a donné son commandement sur ce que je dois dire et déclarer ; et je sais que son commandement est vie éternelle.

Donc, ce que je déclare, je le déclare comme le Père me l’a dit.

 

Méditation Père Bernard Devert

« Celui qui me rejette et n’accueille pas ma Parole aura un juge pour le condamner ».

Un juge. Je ne m’en sortirai donc jamais pour avoir affronté déjà tant de jugements qui conduisent à douter de soi, des autres jusqu’à parfois désespérer.
Trop de jugements nous accablent.

De grâce, Seigneur, je plaide coupable, sollicitant une mise en liberté que j’ai peu goûtée, la mocherie du péché assombrissant l’existence.

Qui pourra me libérer :
– la foule ; elle hurle avec les loups, préférant Barrabas au Rédempteur qui donne et pardonne.
– nos frères – et nous le sommes pour chacun – appelés à vivre la miséricorde. Reconnaissons que, trop souvent, nous la vivons après avoir retenu la corde, non point pour relever mais pour attacher le pécheur à son forfait. Quelle dureté !

Alors Seigneur, je me tourne vers toi. Tu es descendu aux enfers pour défaire les barreaux invisibles qui font de nous des captifs.
Tu es notre Défenseur. Comment ne pas entrer dans un autrement :
– Tu as baissé les yeux lorsque l’on te présenta la femme adultère qui les ouvrit très grands contre toute attente, émerveillée de ne pas avoir été jugée, c’est-à-dire lapidée,
– Je me souviens de La femme de Samarie : le début de l’entretien ne plaidait pas sa cause. Tu as compris sa souffrance : 7 maris ! Tu ne lui reproches aucune infidélité, lui faisant reconnaître qu’elle est en attente d’un véritable amour.
– L’enfant prodigue : tu ne veux pas entendre son accusation ; l’urgence c’est qu’il soit à ta table.
– Le bon larron – bon – mais larron tout de même : Tu l’as immédiatement sanctifié : ‘aujourd’hui, tu seras en paradis avec Moi’.
Tu ne mets pas tes jugements en délibéré pour ne point faire attendre notre libération. Elle nous est offerte maintenant.

Quel sera le dernier jugement, celui-là même qui nous libérera définitivement. D’aucuns vont dire c’est trop beau pour être vrai. Je te laisse la Parole, Seigneur, Tu es notre défenseur.

N’es-tu pas celui qui, dans une infinie tendresse, demande à chacun de te faire confiance. Alors que nous espérons si peu, tu n’as qu’une attente, c’est que nous accueillions la grâce de ton pardon. Incroyable ! Tu ajoutes : ne dis rien, la cause est entendue, tu es mon enfant.

L’incroyable, c’est que nous acceptions ton pardon jusqu’à nous donner la joie de te « dé-crucifier ».
J’entends le jugement : c’est une ode à l’amour.

Pourquoi cette attente de la Bonne Nouvelle à laquelle nous croyons si peu pour rester cloisonnés dans nos faux raisonnements.

L’émotion me prend, les larmes coulent, celles des Béatitudes : des larmes de joie. Joie d’être aimé, d’être absolument pardonné.

Amen – Gloire à Dieu

Je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron
Évangile : Courage ! Moi, je suis vainqueur du monde