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Aussitôt l’homme fut guéri

Prière du matin et commentaire de l’évangile du 19/01/2021

priere du matin évangile du 19/01/2021 sur gloire à dieu

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean, Jn 5, 1-16

À l’occasion d’une fête juive, Jésus monta à Jérusalem.

Or, à Jérusalem, près de la porte des Brebis, il existe une piscine qu’on appelle en hébreu Bethzatha.

Elle a cinq colonnades, sous lesquelles étaient couchés une foule de malades, aveugles, boiteux et impotents.

Il y avait là un homme qui était malade depuis trente-huit ans.

Jésus, le voyant couché là, et apprenant qu’il était dans cet état depuis longtemps, lui dit :
« Veux-tu être guéri ? »

Le malade lui répondit :
« Seigneur, je n’ai personne pour me plonger dans la piscine au moment où l’eau bouillonne ; et pendant que j’y vais, un autre descend avant moi. »

Jésus lui dit :
« Lève-toi, prends ton brancard, et marche. »

Et aussitôt l’homme fut guéri. Il prit son brancard : il marchait !

Or, ce jour-là était un jour de sabbat. Les Juifs dirent donc à cet homme que Jésus avait remis sur pied :
« C’est le sabbat ! Il ne t’est pas permis de porter ton brancard. »

Il leur répliqua : « Celui qui m’a guéri, c’est lui qui m’a dit : “Prends ton brancard, et marche !” »

Ils l’interrogèrent :
« Quel est l’homme qui t’a dit : “Prends ton brancard, et marche” ? »

Mais celui qui avait été rétabli ne savait pas qui c’était ; en effet, Jésus s’était éloigné, car il y avait foule à cet endroit.

Plus tard, Jésus le retrouve dans le Temple et lui dit :
« Te voilà guéri. Ne pèche plus, il pourrait t’arriver quelque chose de pire. »

Voir aussi :  Mardi 26 juin 2018 prière du jour du deuxième livre des Rois

L’homme partit annoncer aux Juifs que c’était Jésus qui l’avait guéri.
Et ceux-ci persécutaient Jésus parce qu’il avait fait cela le jour du sabbat.

Méditation Père Emmanuel Pic

Un homme est là, couché, à terre, sur son grabat, figure même de la désespérance, de la solitude et de la mort, pire : d’une maladie qui ne le laisse pas en paix et fait de lui un paria et un exclus.

Derrière ce malheureux, nous avons les reconnus, les centaines de milliers de laissés pour compte de nos villes, celles et ceux que nous croisons dans la rue et à qui nous n’accordons pas même un coup d’œil.

Cet homme-là, que lui aurions-nous dit ? Rien, peut-être. Nous nous serions contentés d’un regard gêné et impuissant. Nous lui aurions, au mieux, proposé de l’aide : un peu d’argent, un travail, un trajet vers l’hôpital.

Jésus, lui, ne propose pas son aide. Il pose une question incongrue : veux-tu guérir ?

Étrange question. Bien sûr qu’il veut guérir.

Mais nul ne peut le guérir, sinon l’ange qui se manifeste de temps en temps dans cette piscine dans laquelle il n’a pas la force de plonger.

Étrange question donc. Mais cette question oblige l’homme à dire ce qu’il veut, au plus profond de lui. Il ne peut certes pas guérir de lui-même. Il ne peut pas non plus aller tout seul dans la piscine.

Mais il peut, malgré tout, dire à la fois sa misère et son désir. Et pour Jésus, c’est cela qui compte. Il ne lui demande pas : « Veux-tu que je t’aide » ? il lui demande : « Veux-tu t’en sortir ? »

Voir aussi :  Dimanche 22 avril 2018 : Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 10,11-18.

Dire son désir suffit. Pas besoin d’ange ni de bain dans la piscine.

Voici l’homme rendu à lui-même, capable de se lever, mieux encore : de porter son grabat, et donc de violer l’interdit du sabbat, ce que ne manquent pas de relever les Judéens à l’esprit étriqué.

Dire notre désir, aller à l’essentiel sans s’arrêter à l’accessoire ou au superficiel.

À chaque fois que nous en somme capables, nous découvrons aussi en nous les forces que Dieu nous donne pour nous lever et pour porter notre grabat.
Amen – gloire a dieu

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