Si quelqu’un reçoit celui que j’envoie, il me reçoit moi-même

priere quotidienne en ligne et commentaire de l'evangile évangile du 19/09/2019 sur Gloire à Dieu

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean, Jn 13, 16-20

Après avoir lavé les pieds de ses disciples, Jésus parla ainsi :
 Amen, amen, je vous le dis : un serviteur n’est pas plus grand que son maître, ni un envoyé plus grand que celui qui l’envoie. Sachant cela, heureux êtes-vous, si vous le faites.

Ce n’est pas de vous tous que je parle. Moi, je sais quels sont ceux que j’ai choisis,
mais il faut que s’accomplisse l’Écriture : Celui qui mange le pain avec moi m’a frappé du talon.
Je vous dis ces choses dès maintenant, avant qu’elles n’arrivent ; ainsi, lorsqu’elles arriveront, vous croirez que moi, JE SUIS.
Amen, amen, je vous le dis : si quelqu’un reçoit celui que j’envoie, il me reçoit moi-même ; et celui qui me reçoit, reçoit Celui qui m’a envoyé.

Méditation Père Bernard Devert

Celui qui partageait mon pain a voulu me faire tomber. Puis-je vous avouer que je n’avais jamais vraiment fait attention, jusqu’à ce jour, à cette Parole de Jésus. Or, elle éclaire le sens que nous avons à donner à l’Eucharistie.


A l’heure de cette première eucharistie de l’Histoire, au cœur même de ce moment fondateur pour la communauté chrétienne, la division n’a pu être totalement effacée. Comment aurait-elle pu l’être, le Christ étant venu, non pour les justes, mais pour les pécheurs.

Jésus, après s’être mis à genoux devant ses disciples, les invite à passer à table mais l’un des douze n’eut d’autre funeste dessein que de conclure l’acte par lequel il avait convenu de livrer le Fils de l’Homme.
Alors que le Seigneur se donne, Judas attend qu’on lui donne le prix de sa trahison. Celui qui partageait mon pain a voulu me faire tomber.

Jésus prit le pain, le rompit. L’Eucharistie est une communion, mais encore faut-il que celui qui la reçoit se demande ce qu’il est prêt à rompre, à laisser tomber pour entrer dans un espace de liberté et de générosité.
D’aucuns disent : la messe est dite. Il ne s’agit point d’un souvenir. L’Eucharistie ne se dit pas mais se vit. Elle est mémoire d’avenir de Celui qui prend tous les risques pour que nous changions et faisions changer ce qui doit l’être pour un monde plus humanisé.

Ne laissons pas tomber le Fils de l’homme. Ne nous offre-t-il pas la chance d’entrer dans une relation dont l’humanité est celle-là même de Dieu.

Etre humain, c’est entrer dans la confiance inouïe de l’autre. Qui mieux que le Seigneur la propose et la réalise.
A chacune des eucharisties, Christ nous demande de ne point nous désolidariser de nos frères. Notre condition commune de captifs est effacée par l’amour qui libère. Telles sont l’ouverture et l’aventure qui se jouent dans chacune de nos célébrations.

L’heure n’est pas d’attendre ; le sujet, suivant le mot d’Albert Rouet, n’est pas de savoir qui vient à l’Eglise, mais vers qui l’Eglise va.

« Eucharistiés », nous ne pouvons être que du côté de la vie, c’est-à-dire de tout homme pour ne pas laisser tomber Celui qui espère en chacun.

Amen – Gloire à Dieu

Moi, je suis la porte des brebis
Celui qui m'a vu a vu le Père