Travaillez pour la nourriture qui demeure jusque dans la vie éternelle


Prière du matin et commentaire de l’évangile du 22/08/2019

priere du matin évangile selon saint jean du 22/08/2019 sur Gloire à Dieu

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean, Jn 6, 22-29

Jésus avait rassasié cinq mille hommes, et ses disciples l’avaient vu marcher sur la mer.

Le lendemain, la foule restée sur l’autre rive se rendit compte qu’il n’y avait eu là qu’une seule barque et que Jésus n’y était pas monté avec ses disciples qui étaient partis sans lui.

Cependant, d’autres barques, venant de Tibériade, étaient arrivées près de l’endroit où l’on avait mangé le pain après que le Seigneur eut rendu grâce.

Quand la foule vit que Jésus n’était pas là, ni ses disciples, les gens montèrent dans les barques et se dirigèrent vers Capharnaüm
à la recherche de Jésus.

L’ayant trouvé sur l’autre rive, ils lui dirent :
« Rabbi, quand es-tu arrivé ici ? »

Jésus leur répondit :
« Amen, amen, je vous le dis : vous me cherchez, non parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé de ces pains et que vous avez été rassasiés.
Travaillez non pas pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui demeure jusque dans la vie éternelle, celle que vous donnera le Fils de l’homme, lui que Dieu, le Père, a marqué de son sceau. »

Ils lui dirent alors :
« Que devons-nous faire pour travailler aux œuvres de Dieu ? »

Jésus leur répondit :
« L’œuvre de Dieu, c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé. »

 

Méditation Père Jean-Marie Petitclerc

« Ta chambre est un véritable capharnaüm ! » disait autrefois des parents excédés, à leur adolescent incapable, comme bien des jeunes de son âge, de ranger ses affaires, dans une chambre en plein désordre !

Il est vrai que Capharnaüm était, au temps de Jésus, une ville carrefour, où différentes peuplades se mêlaient, une ville d’échanges et de désordres, attirant toutes les formes de misère. Et c’est dans cette ville que Jésus opéra beaucoup de guérisons.

C’est donc à Capharnaüm que Jésus invite les gens à le retrouver. Ce n’est possible qu’en le cherchant, et ce n’est pas une mince affaire dans une ville si agitée. D’ailleurs, il leur a fallu, pour ce faire, embarquer sur la mer de Tibériade et ramer ensemble de manière à passer sur l’autre rive. Et passer sur l’autre rive signifie rejoindre l’envers du décor, mourir au superficiel pour naître à l’essentiel.
Travailler non pas pour la nourriture qui se perd, mais pour celle qui a goût d’éternité.

Oui, c’est à Capharnaüm, au coeur d’une ville commerciale que Jésus nous donne rendez-vous. Et il nous invite à ne pas sombrer dans les mirages de la société de consommation … comme si l’acquisition de l’objet convoité pouvait assurer le bonheur ! Qui peut nous faire croire que la seule augmentation du pouvoir d’achat pourrait entrainer de manière automatique la joie de vivre ?

« La quête illimitée de la richesse ne fera que transformer une personne en un être tordu comme moi » disait sur son lit de mort Steve Jobs, le fondateur d’Apple, pourtant parvenu à l’apogée du succès dans le monde des affaires.

Jésus nous invite aujourd’hui à ne pas sombrer dans un activisme débordant.
La seule chose à faire, nous dit-il, pour travailler aux œuvres de Dieu, c’est de croire en son Envoyé qui ne cesse de nous rappeler que la seule énergie à dépenser, c’est celle de l’amour.
Amen – Gloire à Dieu