Histoire des cimetières pour animaux

Voir aussi: Toutes les prières de protection

 

En 1824, une Société protectrice des animaux voit le jour en Angleterre. En 1845, outré des mauvais traitements infligés aux chevaux, le comte de Grammont fonde la SPA française.
Mais, si les conditions de vie des animaux s’améliorent de leur vivant, rien n’est prévu après leur mort.

En théorie, les cadavres devraient être apportés dans les vingt-quatre heures chez l’équarrisseur. Dans la pratique, à Paris, les dépouilles sont le plus souvent jetées avec les ordures ménagères, lorsqu’elles ne sont pas lancées dans la Seine ou dans les fossés des fortifications.

Avec la loi du 21 juin 1898 qui précise que les animaux domestiques pourront être enterrés « dans une fosse située autant que possible à cent mètres des habitations et de telle sorte que le cadavre soit recouvert d’une couche de terre ayant au moins un mètre d’épaisseur », l’ouverture d’un cimetière animalier devient possible.

C’est à cette tâche que s’attelleront un avocat, Georges Harmois, et une journaliste féministe, Marguerite Durand. Restait à trouver, à Paris, un lieu situé, comme le voulait la loi, à cent mètres de toute habitation…

Les cimetières des animaux de compagnie et animaux domestiqués

Un cimetière animalier est un lieu de sépulture pour animaux. Il accueille généralement des animaux domestiques tels que les chiens, les chats, les chevaux et les oiseaux mais peut aussi constituer un lieu d’enterrement pour d’autres espèces comme les singes, les ibis et les crocodiles.

Il existe une trentaine de cimetières pour animaux en France et la plupart d’entre eux ont des dénominations assez particulières telles que : L’envol cimetière animalier, Le repos des lacs, La colline des souvenirs, CAPAC, Au Paradis des animaux et Les jardins du Souvenir.

Le plus ancien et le plus célèbre porte même le nom de « Père-Lachaise des animaux », il s’agit du cimetière des chiens implanté à Asnières.

Père-Lachaise des animaux : le cimetière d’Asnières

Construit en 1899, le cimetière d’Asnières, situé à quelques kilomètres au nord de Paris, est le premier cimetière animalier français.

Sa nécropole est divisée en 4 quartiers dont celui des chiens, celui des chats, celui des oiseaux et celui des autres animaux, et son bâtiment d’entrée, notamment son portail de style Art nouveau de près de 25 mètres, fut dessiné par un grand architecte parisien appelé Eugène Petit.

Depuis 1990, ce fameux cimetière est classé monument historique car il a un caractère pittoresque, artistique et légendaire. Il est même devenu un lieu touristique incontournable et est ouvert au public.

Le cimetière de Beaumont-sur-Lèze

L’idée de créer des cimetières pour animaux est née de l’interdiction de jeter les corps des animaux décédés dans une poubelle puis, elle a aussi servi d’alternative pour les propriétaires d’animaux qui n’ont pas de jardin privé pour enterrer leurs compagnons.

Dans le cimetière de Beaumont-sur-Lèze, un cimetière animalier édifié près de Toulouse, près de 450 chiens, chats et autres animaux de compagnie sont inhumés. Des prénoms étranges sont gravés sur les pierres tombales et des jouets, des gamelles et des colliers trainent au détour des allées.

Ce qui signifie que les détenteurs d’animaux qui habitent dans ce village et dans les environs ont vraiment besoin de ce cimetière pour animaux pour rendre hommage à leurs compagnons.
Toutefois, il y a lieu de préciser que cet endroit ne peut accueillir que les animaux de compagnie autorisés par la loi. Donc, il ne reçoit ni singes, ni animaux exotiques.

Voir: Prières et conseils pour affronter le deuil d’un animal de compagnie

Mise à jour le 23/06/2021 par Gloire à Dieu