Dix conseils pour bien prier

Dix conseils pour bien prierLa prière est un chemin vers Dieu, de nombreuses personnes se demandent comment bien prier, vous trouverez ici des conseils qui vous aideront à exprimer votre foi.

1 – Quand prier? Où prier? Combien de temps doit durer ma prière?
Des amis s’ils veulent se rencontrer, doivent faire des choix et décider des priorités dans leur agenda. S’ils en restent au stade du désir, ils ne se verront jamais. Avec la prière, c’est la même chose. Si vous priez quand vous en avez envie, vous ne prierez pas souvent.

En ce qui concerne le lieu, l’essentiel est de trouver l’endroit qui favorise pour soi la prière, le recueillement. On ne prie pas seulement dans les chapelles ou dans la chaleur des lieux aménagés.
Dieu est avec nous en tout lieu car il réside en nous.
Si nos journées comportent un temps de prière, même court, il devient peu à peu possible de reprendre conscience de la présence de Dieu, au supermarché ou dans l’ascenseur.
Il faut se fixer une durée réaliste et s’y tenir. Ne pas se poser la question de savoir si on a envie ou pas, ce qui change tout car on ne part pas de soi et de ses états d’âme, mais de Dieu, en présence de qui on se tient.

2. Faites participer votre corps à la prière
Le corps est le moyen de notre relation au monde et aux autres. Quand j’aime quelqu’un, je lui tends la main, je lui souris et l’embrasse.
Il en est de même avec la prière car elle est une relation intérieure avec Dieu. Le corps aide à prier, à mettre son coeur en mouvement.
Si j’embrasse l’Évangile avant de commencer à prier, cela met mon corps en disposition. Chacun peut laisser venir de l’intérieur de lui-même les gestes intimes qui mettent en mouvement son coeur. Parfois, il n’est plus besoin de parler. Le corps est prière.

Commencez par retrouver le sens de la respiration. En inspirant, j’accueille le don que Dieu me fait de la vie. En expirant, je rends à Dieu ce qu’il m’a donné : le souffle de la vie.
Chaque matin au lever et chaque soir au coucher, faites un exercice de respiration profonde afin d’être au contact de vous, des autres et de Dieu.

3. Comment entrer en prière?
Privilégiez la simplicité des moyens et des gestes. Une icône. Une croix. Une Bible ouverte. Commencez avec un beau signe de croix. Chacun porte aussi en lui des paroles, comme « Me voici Seigneur, je suis là« .

4. Faut-il parler pour prier?
Laisser la prière devenir oraison c’est accepter de se taire, de laisser le silence s’établir en nous dans l’oubli de nous-mêmes pour nous concentrer sur les paroles de Jésus et laisser l’Esprit les graver dans nos coeurs jusqu’à ce qu’elles y portent des fruits de foi, d’espérance et de charité.

Ensuite peut-être parler en des mots brefs et simples, en serviteur et en ami, pour dire « Que veux-tu que je fasse? » L’oraison, comme toute rencontre d’amitié, prend des tonalités différentes selon les jours.

Parfois, un verset de l’Écriture m’imprègne, et me donne de goûter la présence de Dieu. Parfois, il me suffit de prononcer le seul nom de Jésus pour qu’il soit présent. Je me contente alors de le regarder et de me laisser regarder par lui. Mais parfois aussi, il me semble qu’Il n’existe plus pour moi. Croire malgré tout à sa présence en moi est un acte de foi en sa parole.
Le silence ouvre la capacité à recevoir Dieu en commençant par abandonner entre ses mains ce que nous sommes, avec nos faiblesses et nos peurs.

5. Comment nourrir sa prière?
Le recours régulier à l’Écriture est indispensable pour apprendre à connaître celui à la rencontre de qui l’on va et à donner corps à sa Parole.
La parole de Dieu est une boussole qui oriente tout le reste, Dieu s’est fait à l’image de l’homme. Il nous confie, nous délègue par son Esprit la compréhension de l’Écriture.
Copiez le mot, le verset qui vous touche, laissez-le se déployer au-delà de la pensée. Dans le silence écoutez ce que Dieu a à vous dire, comment il vous rejoint dans votre personnalité, dans votre vie et dans vos épreuves.
L’Écriture est une petite goutte qui perce la pierre. Lire un passage biblique, sans chercher trop à l’analyser. Choisir le mot qui interpelle, l’écouter, le réécouter pour laisser résonner la parole de Dieu.

6. Existe-t-il des méthodes pour guider la prière?
Apprendre à prier, c’est apprendre à exprimer son désir de Dieu en présence de Dieu.
Des méthodes, se sont développées au cours des siècles pour encourager, guider, évangéliser cette prière. Chacune correspond à l’expérience d’un homme ou d’une femme.
Ignace de Loyola, par exemple, propose une pédagogie de la prière, fruit de l’expérience qui l’a conduit à discerner l’action de l’Esprit de Dieu en lui, qu’il a transmise dans ses Exercices spirituels. Ces écoles peuvent être nécessaires pour se mettre en chemin, aller plus loin, persévérer, apprendre à se laisser transformer.
C’est à chacun de trouver la voie qui lui convient. Commencez par regarder ce qui est proposé près de chez vous, dans sa vie de tous les jours, écoutez les conseils de ses proches, allez voir, expérimentez.

7. Réciter une prière, est-ce prier?
Jésus a condamné le rabâchage mais il a aussi donné en exemple la veuve qui ne craint pas de venir importuner le juge avec la même demande (Lc 18,1-8).
La tradition chrétienne offre de nombreuses prières. Le Notre Père, enseigné par Jésus à ses disciples, tient une place privilégiée. D’autres possèdent une référence évangélique, comme le Je vous salue Marie ou le Magnificat, ou tiennent une place importante dans la tradition de l’Église comme le Symbole des apôtres ou le Gloire à Dieu.
On peut aussi méditer les mystères du rosaire, ou reprendre la Prière du coeur « Seigneur Jésus, Fils de Dieu, aie pitié de moi pécheur« .
Il ne faut pas réciter machinalement, du bout des lèvres, sans être animé par le désir d’être uni au Christ. La prière du coeur a été mise au point par les Pères orientaux pour éloigner le flot des pensées, faire le vide et libérer un espace de silence intérieur afin que le Christ habite toujours plus notre personnalité.

8. Qui prier : le Père, le Fils, l’Esprit Saint?
Les premiers disciples priaient le Dieu de leurs Pères mais il est devenu pour eux le Père de Jésus, Celui que Jésus a aimé et fait connaître comme son Père et notre Père. C’est à Lui que l’on rend grâces en particulier pour le don qu’Il nous a fait en son Fils.
En laissant l’Esprit prier en nous, nous communions à l’amour de Jésus pour le Père. C’est pourquoi la prière chrétienne s’adresse au Père, par le Fils, dans l’Esprit.
Notre prière peut partir du Fils, de la méditation de ses paroles, de la contemplation de ses gestes, elle nous conduit nécessairement au Père. Réciproquement, nous ne pouvons pas prier le Père sans revêtir les sentiments qui furent ceux de Jésus et vivre de son Esprit.
La prière nous introduit dans le mouvement qui lie le Père, le fils et l’Esprit, dans leur communion. Nous ne prions pas Marie ou les saints comme nous prions le Père.
Nous leur demandons : Priez pour nous, et non pas : Exauce-nous.
Dans la communion des saints, nous rejoignons la prière de Marie pour les hommes dont elle est devenue mère au pied de la croix.
Nous lui faisons confiance car elle est dans notre humanité celle qui est associée d’une manière unique à l’oeuvre de la Trinité. Et nous associons les saints à notre prière parce que nous croyons qu’ils participent avec nous aux soucis du Royaume.

9. Faut-il être accompagné spirituellement pour prier?
Toutes les familles spirituelles, s’appuyant sur le récit des Évangiles où Jésus fut poussé au désert pour y être tenté (Mt 4,1), le disent : celui qui prie est forcément confronté à ses démons.
À certains moments l’accompagnement spirituel peut être nécessaire pour vérifier que nous ne faisons pas fausse route, pour déjouer les pièges de l’illusion et de la toute puissance.
Par exemple, lorsque nous n’entendons que ce que nous avons envie d’entendre, en laissant de côté certains passages de l’Écriture sous le prétexte que nous ne les comprenons pas.
L’accompagnement n’est pas le seul moyen d’être aidé à cheminer dans la prière. Le plus important est de ne pas rester seul. Il peut suffire de rejoindre un groupe pour se nourrir de la parole de Dieu, en acceptant d’être interrogée par cette Parole.

10. Que faire lorsque l’on a du mal à prier?
L’ennui, le dégoût viennent souvent du côté réglementaire et obligatoire de la prière. Certains continuent de prier coûte que coûte même s’ils pensent ne plus avoir la foi.
Ce vouloir croire ne doit pas devenir une obstination vide de sens.
Prier, c’est être avec Dieu dans une relation vivante où Dieu est Don et aime vraiment l’homme.
Quand vous ne savez plus prier, faites ce qui vous convient… sans juger le chemin choisi par d’autres en n’oubliant pas quelque chose de très concret, ce qu’annonce Jean en sa première épître (4-12).
Dieu est cet Inconnu, par-dessus le gouffre de l’absence, qui s’éveille en nos coeurs et nos mains lorsque nous nous faisons proches du prochain.

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