Sainte Hildegarde de Bingen

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Sainte Hildegarde de Bingen

Vie de Sainte Hildegarde de Bingen

abbesse bénédictine, 35e docteur de l’Église (✝ 1179)

Hildegarde de Bingen  était issue d’une noble famille germanique.

Très jeune, on la confie au couvent de Disibodenberg, un monastère double, sur les bords du Rhin, où moines et moniales chantent la louange divine en des bâtiments mitoyens.

Devenue abbesse, elle s’en va fonder une autre communauté à Bingen puis une à Eibingen. Le style avec lequel elle exerçait son ministère d’autorité est exemplaire pour toute communauté religieuse: elle suscitait une émulation dans la pratique du bien. La sainte commença à décrire ses visions mystiques alors qu’elle était supérieure du Disibodengerg à son conseiller spirituel, le moine Volmar, et à son secrétaire, Richard.

Comme cela arrive toujours dans la vie des vrais mystiques, Hildegarde voulut aussi se soumettre à l’autorité de personnes sages pour discerner l’origine de ses visions craignant qu’elle ne fussent le fruit d’illusions et qu’elles ne proviennent pas de Dieu.  Elle parla à ce sujet avec saint Bernard de Clairvaux qui la tranquillisa et l’encouragea. Puis, en 1147, elle reçut surtout l’approbation du Pape Eugène III qui, lors du synode de Trèves, lut un texte d’Hildegarde que lui avait présenté l’archevêque de Mayence.

Le Pape autorisa la mystique à écrire ses visions et à en parler en public. A compter de ce moment-là, le prestige spirituel de Hildegarde s’en trouva grandi, au point que ses contemporains lui attribuèrent le titre de prophétesse rhénane.

Hildegarde de Bingen  experte en sciences naturelles, en médecine et en musique, composa plusieurs ouvrages où elle décrivit religieusement les visions mystiques qu’il lui fut donné de contempler. Pour elle, la création entière est une symphonie de l’Esprit.

Des religieux, des évêques et des abbés s’adressaient à elle, et nombre de ses réponses demeurent valables. Forte de son autorité spirituelle, elle voyagea beaucoup à la fin de sa vie. Partout on l’écoutait car on la considérait une messagère de Dieu.

Elle combattit de manière énergique le catharisme allemand en appelant de ses vœux une réforme radicale de l’Eglise, principalement pour corriger les abus du clergé auquel elle reprochait de vouloir renverser la nature même de l’Eglise.

Elle disait aux clercs qu’un véritable renouveau de la communauté ecclésiale ne dépend moins du changement des structures que d’un sincère esprit de pénitence et de conversion.

Elle voyage, va où on l’appelle, prêche dans les cathédrales et les couvents, correspond avec toutes les têtes couronnées, les pontifes de son temps, saint Bernard et bien d’autres.

Elle plaide pour une réforme radicale de l’Église. Depuis sa petite enfance, elle est favorisée de visions exceptionnelles. Par obéissance, elle les couchera sur le papier.

Ses récits apocalyptiques donnent de l’univers une vision étonnante de modernité où la science actuelle peut se reconnaître:  création continue, énergie cachée dans la matière, magnétisme.

« Le monde ne reste jamais dans un seul état », écrit Hildegarde de Bingen

L’essentiel de sa pensée réside dans le combat entre le Christ et le prince de ce monde, au cœur d’un cosmos conçu comme une symphonie invisible.

 

Cette multitude des anges a une raison d’être qui est liée à Dieu plus qu’à l’homme et elle n’apparaît aux hommes que rarement. Certains anges, cependant, qui sont au service des hommes, se révèlent par des signes, quand il plait à Dieu.