Vie de Saint Yves, prêtre breton

Saint Yves, prêtre et juge en Bretagne

Yves Hélory était le fils d’un chevalier breton. Orphelin très jeune, il est élevé par sa mère puis il s’en vient à l’Université de Paris étudier les lettres, la théologie pour être prêtre et le droit. Ayant achevé ses études dans la prestigieuse faculté de droit d’Orléans, il revient au pays. On le nomme à la fois curé de Trédrez, petite paroisse près de Saint Michel en Grèves et juge à Tréguier.

Sous l’influence de moines franciscains avec qui il a de longues discussions sur la perfection et la pauvreté, il décide de partager ses ressources avec les pauvres.

Juge, il assume ses fonctions dans un esprit de conciliation et de justice et, gratuitement, se fait le conseiller ou le défenseur des plaideurs démunis.

Fidèle à l’exemple des saints, saint Martin entre autres il mène une vie de prière centrée sur l’Eucharistie et l’étude de l’Écriture Saintez.

Sa maison devient un abri pour les pauvres. On l’appelle le prêtre saint. Après sa mort, il connaîtra un culte populaire très fervent, en Bretagne et bien au-delà.

La mère de saint Yves, Azou du Quinquis, était une femme très pieuse qui aimait répéter à son fils: ‘Vivez mon fils de telle manière à devenir un saint‘.

 La renommée d’Yves Hélory de Kermartin est mondiale. Le 19 mai 1947, le VIe centenaire de sa canonisation par Clément VI (19 mai 1347) attirait à Tréguier, où la basilique-cathédrale garde son tombeau et ses reliques, cent mille pèlerins, deux cardinaux, le nonce apostolique, de nombreux archevêques et évêques, des centaines de prêtres, les représentants officiels du gouvernement français et de plusieurs gouvernements étrangers, les délégués des universités, des barreaux de France, de Belgique, de Hollande, du Luxembourg, d’Angleterre, des Etats-Unis…
Cet invraisemblable triomphe, suite et prélude à beaucoup d’autres, est la preuve de l’extraordinaire survie de Saint-Yves.

Pourquoi Saint Yves  Hélory de Kermartin humble prêtre breton a-t-il laissé après lui un tel rayonnement?

 Juge intègre, avocat des pauvres, des veuves et des orphelins, providence de tous les nécessiteux, Saint Yves  fut aussi le modèle des pasteurs: prédicateur infatigable, il parcourut les campagnes, bouleversant les foules par le feu de sa parole et le rayonnement de sa vie.

A sa mort, le 19 mai 1303, son tombeau ne tarda pas à devenir un véritable lieu de pèlerinage… En Bretagne le culte de saint Yves est rappelé par une statue ou un vitrail. Il fut canonisé le 19 mai 1347 par le pape Clément VI.