Histoire des Saintes-Maries-de-la-mer destination des 3 Marie

Voir aussi: Toutes les prières de protection

Histoire des Saintes-Maries-de-la-mer destination des 3 Marie

La ville du miracle des trois saintes Marie disciples du Christ

L’histoire des Saintes-Maries-de-la-mer  est étroitement mêlée à la croyance provençale selon laquelle après la mort du Christ une barque placée sous la protection de Dieu s’échoua en ce lieu.

Lors des persécutions chrétiennes  du roi Hérode, quelques disciples de Jésus furent placés sur une barque sans voile ni rame, en représailles à leur fidélité au Christ. Au nombre de ces suppliciés il y avait les trois Marie : Marie-Salomé mère de Jacques le Majeur, Marie Jacobé sœur ou cousine de la Vierge Marie, Marie-Madeleine, Lazare et sa sœur Marthe, Maximin et Sidoine l’aveugle de Jéricho.

Sara, jeune servante, rejoint le petit groupe, alors que la barque s’avance vers le large, elle supplie qu’on l’emmène. Un miracle lui aurait permis d’arriver jusqu’au bateau en marchant sur les flots grâce au manteau que Marie Salomé lui jette en guise de radeau.

La vie de Sara, elle aussi, a engendré de nombreuses croyances et versions : pour les uns, elle vivait déjà sur le rivage où elle aurait accueilli les saintes femmes. Celles-ci l’auraient convertie au christianisme et elle serait devenue leur servante.

Sara est la sainte patronne des gitans qui la vénèrent, l’appellent Sara la “Kali” qui signifie à la fois gitane et noire et viennent régulièrement en pélerinages aux Saintes-Maries-de-la-mer lui rendre hommage.

Marie Jacobé et Salomé, déjà d’un âge avancé restent seules sur le lieu d’accostage en compagnie de Sara. Leurs compagnons de voyage se dispersent et partent évangéliser la Gaule. Sainte Marthe se rend à Tarascon où elle apaise d’un signe de croix la fabuleuse Tarasque, monstre sorti des eaux du Rhône pour dévorer enfants et bétail. Elle consacre sa vie à l’évangélisation de la ville où elle est inhumée à sa mort.

Marie-Madeleine prend le chemin du massif de la Sainte Baume. Elle s’installe dans une grotte humide, inaccessible aux humains (des anges seraient venus la porter) avec pour seul vêtement son immense chevelure. Marie-Madeleine expie ses fautes durant trente années. A sa mort, elle est ensevelie à Saint-Maximin où, plus tard, s’élèvera une basilique.

Lazare va jusqu’à Marseille et Maximin à Aix pour prêcher l’Evangile. Ainsi commence l’évangélisation de la Gaule dès le premier siècle de notre ère à partir de la Provence souvent considérée comme le berceau du christianisme.

Marie Jacobé et Marie Salomé restées aux Saintes-Maries-de-la-mer prêchent la bonne parole confortée par des miracles, tel le jaillissement d’une sorte d’eau douce qui alimente toujours le puits de l’actuelle église. Elles meurent à quelques mois d’intervalle, bientôt suivies de Sara. Saint Trophime, venu d’Arles, leur donne les derniers sacrements et assiste vraisemblablement à leur ensevelissement. Les saintes femmes sont toutes trois inhumées près du petit oratoire qu’elles ont bâti.

Lorsque le roi René, conte de Provence, donne l’ordre d’entreprendre des fouilles en ce lieu, on découvre en décembre 1448 plusieurs têtes disposées en croix et les corps de deux femmes. Un autel de terre pilée est également mis à jour ainsi qu’une pierre de marbre lisse que l’on appellera plus tard “l’oreiller des saintes”, actuellement enchâssée dans une colonne de l’église.

Fait important, ces reliques sont mises à jours sous le maître autel de la première église, ce qui confirmerait l’idée que ces ossements sont bien ceux des saintes femmes, l’usage voulant, dans l’église primitive, que la messe soit célébrée au dessus des saintes reliques. De ces fouilles date la crypte de l’édifice actuel.

Après plus de mille ans, grâce au “Bon Roi René”, le culte des saintes Maries est officiellement reconnu.

Au cours des siècles, on enregistre de nombreux miracles : des guérisons  miraculeuses ont constatées, certaines dues à l’eau du puits de l’église dont on dit qu’elle “préserve du mal de la rage”. Des accidents sont inexplicablement évités. Les ex-voto couvrent les murs de l’église.

Hélas, beaucoup disparaissent à la Révolution.