Le miracle des 3 Marie des Saintes-Marie-de-la-Mer

Les Saintes Marie exilées

Marie Jacobé, Marie Salomé et Marie Madeleine faisaient partie du groupe de Saintes Femmes qui suivaient Notre-Seigneur Jésus Christ, elles  étaient venues avec lui de Galilée.

Les mêmes Marie étaient au pied de la Croix près de sa Sainte Mère, puis au Sépulcre attentives à tout ce qui se passait pour l’ensevelissement du corps de Jésus, elles étaient aussi présentes à ses aux diverses apparitions pendant les quarante jours qui suivirent sa résurrection.

Par la suite ceux qui avaient demandé la mort du Christ n’osèrent pas persécuter ses disciples car ils craignaient de s’attirer la vengeance de Rome qui veillait avant tout au maintien de l’ordre public. Mais leur haine contre les Chrétiens, dont le nombre grandissait chaque jour, ne pouvait supporter longtemps un pareil défi et ils résolurent de se débarrasser de ceux qu’ils considéraient comme les chefs les plus influents de la nouvelle religion.

Parmi les témoins les plus gênants de la vie de Jésus se trouvaient Lazare le ressuscité, ses deux sœurs ,Marthe et Marie Madeleine,
Marie Jacobé et Marie Salomé, les disciples Maximin et Sidoine l’aveugle de naissance guéri par Notre-Seigneur.

Ne pouvant pas les faire condamner à mort on se contenta de les embarquer sur un petit navire sans voile, sans rames, sans pilote,
sans provisions et de les exposer ainsi, soit à un naufrage certain, soit à mourir de faim et de soif.

Selon la légende, Sara, servante de Marie Salomé, avait été laissée sur la plage, au moment de l’embarquement. Elle supplia les 3 Marie  de
ne pas l’abandonner. Salomé lui jette son manteau, et Sara s’en servit comme d’un radeau pour atteindre la barque et y prendre place parmi les exilés.

Dieu veilla sur eux et la barque finit par échouer sur les côtes de Provence, dans l’île de Camargue formée par les embouchures du Rhône.

C’est là que va être plantée la première Croix, là que va être célébrée la première Messe sur la terre des Gaules. C’est de là que va partir l’étincelle qui portera la lumière de l’Evangile à la Provence d’abord, ensuite au reste de la France.

C’est là que les peuples reconnaissants viendront remercier les Saintes Marie et s’inspirer de leur foi.

Dès que les Saintes Marie mirent le pied sur cette terre hospitalière elles remercierent Dieu pour sa protection miraculeuse et construire un autel en terre sur la plage où elles célèbrèrent les saints Mystères.

Les Saintes-marie-de-la-mer

A ce moment là une source d’eau douce jaillit miraculeusement comme pour inviter les Saintes Maries à fixer leur demeure en ce lieu.

Les bords de la mer et des étangs étaient habités par des pêcheurs, les autres parties de la Camargue par des cultivateurs et des bergers. Aux uns et aux autres les Sainte Marie firent connaître Jésus-Christ et sa parole. En reconnaissance, les habitants pourvoyaient à leurs besoins matériels.

Lorsque, après une vie de travail, de prières et de pénitences, les Saintes Maries apprirent que leur fin approchait, elles firent prévenir l’Evêque d’Arles. Celui-ci accourut, les nourrit une dernière fois du pain céleste, reçut leur dernier soupir et leur procura, avec l’aide des chrétiens qu’elles avaient évangélisés, les honneurs de la sépulture. Selon la tradition, Marie Jacobé mourut la première. Quelque temps après, Marie Salomé alla la rejoindre au Ciel.

Autour des tombeaux des Saintes peu à peu des habitations se construisirent. Les miracles qui s’y opéraient commencèrent a attirer les foules qui voulaient vénérer leurs reliques et se mettre sous leur protection.

L’endroit où elles furent enterrées devint tout naturellement un lieu pèlerinage. Parmi les pèlerins se trouvaient aussi des tribus de nomades appelés bohémiens, tziganes, caraques, gitans, qui n’ont jamais cessé de venir aux Saintes-Maries pour la fête du 25 Mai.

Ils prient les Saintes Maries et  rendent un culte spécial à Sainte Sara, leur sainte patronne.