La belle histoire miraculeuse de la Vierge au Parasol

La belle histoire miraculeuse de la Vierge au Parasol

Vierge au Parasol de île de la Réunion

 Notre Dame au parasol

La légende de la Vierge au Parasol date du début du XXe siècle, Monsieur Leroux, propriétaire à Bois-Blanc sur la commune de Sainte-Rose la place dans ses champs pour protéger ses récoltes. Un jour, une coulée de lave traverse ses terres et brûle ses champs mais la statue elle, reste miraculeusement en place. La lave l’a épargnée.

La Vierge au Parasol est pratiquement une institution sur l’Ile de la Réunion. Autrefois située en pleine nature, cette Vierge tenant un parasol bleu est vénérée par de nombreux catholiques réunionnais car elle est censée les protéger contre les éruptions du Piton de la Fournaise, le volcan actif de l’île. Il faut reconnaître que la statue en a vu de toutes les couleurs.

Dans l’enclos du Piton de la fournaise, il n’y a aucune habitation parce que le risque des coulées de lave est trop grand. La nationale 2, appelée aussi route des laves, se situe entre Saint-Philippe au sud et Sainte-Rose au nord, on peut s’arrêter juste avant de sortir de l’enclos pour déposer un bouquet de fleurs au pied de la Vierge au parasol.

Il y a là un large parking avec vue sur la mer et un grand monticule sur lequel est perché une statue de la Vierge Marie. Cette statue est protégée par un parasol en fer comme pour sauvegarder la statue des retombés peu probables d’une éruption trop violente. Des centaines de cierges, des bouquets de fleurs sont déposés aux pieds de la vierge protectrice.

Le parasol du miracle

Le 15 août, en la solennité de l’Assomption de la Vierge Marie

Chaque année au jour de l’Assomption, l’Église célèbre solennellement la bienheureuse Vierge Marie. Le pèlerinage de la paroisse de Sainte-Rose à l’occasion de l’Assomption est en lien localement avec l’histoire de la Vierge au parasol qui remonte à 1896 date à laquelle Mesdames Leroux et Laborde érigèrent la première statue de ND de Lourdes le long de la route du Brûlé.

A l’époque, la petite statue reçoit un parasol métallique pour la protéger des aléas du temps. L’année suivante, on raconte que la Sainte Vierge aurait été épargnée par une coulée de lave qui, à 25m de la statue se serait séparée en deux.

Dès l’année suivante en 1897, une éruption a lieu dans les hauteurs et le fleuve de lave se dirige tout droit vers le sanctuaire de la Vierge au parasol. Arrivée à 25 mètres, la coulée se sépare en deux bras et la statue est épargnée. La tradition est née dans la conscience populaire. Le pèlerinage n’est pas encore organisé.

Ce n’est que plus d’un demi-siècle plus tard en 1960 que le Père Allain curé de Sainte-Rose, a l’idée d’organiser le premier pèlerinage de la Vierge au parasol, le jour de l’Assomption.

La terrible épreuve

Mais avant qu’une tradition ne puisse s’installer, les fidèles auront à traverser une terrible épreuve.

 La légende vieille de 63 ans, qui voulait que la statue de la Vierge soit protégée des colères du volcan, avant son premier anniversaire, a été engloutie par les laves en feu, dans la nuit du 20 avril 1961.

Un peu plus de deux ans plus tard, le 7 juillet 1963, la statue de la Vierge refait son apparition dans l’enclos, pas très loin de l’endroit du premier oratoire. Elle est un peu plus grande que la première et toujours équipée d’un parasol.

Elle a d’un côté une statuette de Saint Louis et de l’autre, celle de Sainte Marguerite. Le nouveau parasol est l’oeuvre d’un garagiste de Saint-Joseph, Gaston Govindin, exécuté à la demande d’Henri Ganowski, un ami de la famille Leroux.

En ce dimanche 7 juillet 1963, il y a fête dans le site de la Vierge au parasol. En présence de Mgr Guibert, du Préfet Diffenbacher et de beaucoup d’autres autorités, la messe inaugurale de la nouvelle statue a attiré une foule extraordinaire.

C’est un très grand moment de communion religieuse et c’est à partir de ce moment, que le pèlerinage a commencé à prendre de l’ampleur.

En 1998, au 150e jour de l’irruption dite du siècle, les autorités civiles et religieuses s’inquiètent car une petite coulée dévie de la coulée principale et se dirige vers le site marial. Elle s’arrêtera à quelques mètres en amont.

Le 14 janvier 2002, une large coulée dévale les pentes du volcan. Un front incandescent de plus de 70 mètres arrive sur la route. On a attendu la dernière minute pour déboulonner la statue et la mettre à l’abri. On a profité de l’occasion pour la rénover complètement, ponçage, peinture et le parasol métallique est remplacé par une autre en fibre de verre.

La toute nouvelle statue de la Vierge est remise en place le 17 mai 2002 pour quelques mois seulement, puisque le 14 août, à la veille du pèlerinage de l’Assomption, elle est transportée à 7km de là et installée à côté de l’église de Piton, jusqu’à une nouvelle décision.

Notre-Dame des laves

Epargnée par l’éruption de 1977, l’église de Piton Sainte-Rose a été rebaptisée à cette occasion Notre-Dame des laves. Endommagés par la coulée de lave qui a pénétré dans la nef, le plancher, la façade, les vitraux et le plafond sont refaits en 1985.

Ce petit bâtiment peint en rose est l’un des plus importants lieux de culte à La Réunion.