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Divorce et remariage selon la Bible

Comment vivre une situation de divorce et de remariage

Il n’y a rien de plus triste qu’un divorce et rien de plus difficile à vivre pour un homme et une femme qui se sont engagés devant Dieu, qui ont espéré construire quelque chose de bien, ou qui ont pu pendant quelques années vivre quelque chose de bien ou espéré vivre quelque chose de mieux, et qui arrivent à la constatation qu’ils ne peuvent plus s’entendre, et qu’il faut rompre.

Et il n’y a rien de plus triste aussi pour des enfants qui vivent cette situation. On touche vraiment là à un problème crucial dans la vie des hommes et des femmes.

Le divorce : une situation d’échec, un constat d’échec, l’écroulement de ce qu’on avait construit. C’est vraiment très difficile à vivre et le Seigneur le sait.

Que dit  la Parole de Dieu à propos du divorce du remariage?

Aux Etats-Unis et au Canada on a constaté que le taux de divorce devenait maintenant aussi élevé chez les chrétiens que chez les non chrétiens. Et ça, c’est vraiment le signe que nous sommes dans la fin des temps et que l’esprit du monde a réussi à pénétrer pleinement dans l’église.

Dans les exemples que nous pouvons connaître autour de nous, nous regardons effectivement que le nombre de divorces chez les chrétiens tend à augmenter de plus en plus. Rappelons que dans le plan parfait du Seigneur, un mariage, une fois qu’il est décidé et qu’il est conclu, c’est pour toute la vie.

Voilà ce que Dieu désire dans son plan parfait, voilà ce qu’il veut pour l’homme et pour la femme.

Et c’est la raison pour laquelle il est tellement important de bien réfléchir avant de se marier.

Dans la Parole du Seigneur, une fois qu’un mariage est décidé, pour le Seigneur, il n’y a que la mort qui doit briser cette alliance sacrée.

Parole du Seigneur: dans l’Ancien Testament, puis dans le Nouveau Testament. Dans Deutéronome 22, versets 28 et 29 :

« Si un homme rencontre une jeune fille vierge non fiancée, lui fait violence et couche avec elle et qu’on vienne à les surprendre, l’homme qui aura couché avec elle donnera au père de la jeune fille cinquante sicles d’argent et parce qu’il l’a déshonorée, il la prendra pour femme et il ne pourra pas la renvoyer tant qu’il vivra ».

Il nous montre là le cas, hélas, très fréquent aujourd’hui, d’un jeune homme qui couche avec une jeune fille, même contre sa volonté. Et dans la pensée du Seigneur, il est dit là qu’il devra la prendre pour femme et la garder toute sa vie. Il ne pourra pas la renvoyer, parce qu’il a couché avec elle. Il a fait une seule chair avec elle et déjà, le Seigneur les considère comme mari et femme. Alors vous voyez l’importance du fait de s’abstenir de toute relation sexuelle avant le mariage ? Non seulement parce que c’est une prostitution aux yeux du Seigneur, mais parce que là, ça nous engage. « Il la prendra pour femme, il ne pourra pas la renvoyer tant qu’il vivra ».

Dans Romains, chapitre 7, versets 1, 2 et 3 : « Ignorez-vous, frères, car je parle à des gens qui connaissent la loi (la loi de Dieu), que la loi exerce son pouvoir sur l’homme aussi longtemps qu’il vit ? Ainsi, une femme mariée est liée par la loi à son mari tant qu’il est vivant. Mais si le mari meurt, elle est dégagée de la loi qui la liait à son mari. Si donc, du vivant de son mari, elle devient la femme d’un autre homme, elle sera appelée adultère. Mais si le mari meurt, elle est affranchie de la loi, de sorte qu’elle n’est point adultère en devenant la femme d’un autre ».

Il ne faut pas dire : « Ah, mais ça, c’était la loi de l’Ancien Testament, ce n’est plus pour nous, chrétiens ».

Vous savez que dans l’Ancien Testament, il y a une multitude de principes spirituels qui dénotent ce qu’il y a dans le cœur de Dieu, dans sa volonté pour nous. Ce qui a changé par rapport à l’Ancien Testament, c’est tout ce qui était purification du péché, sacrifices pour le péché, tous les rites cérémoniels etc., mais les principes spirituels des commandements de Dieu, de ce que Dieu a dans le cœur pour nous, ces principes spirituels restent.

D’ailleurs, Jésus les reprend dans le sermon sur la montagne. Il vous a été dit : « Tu feras ceci et cela, mais moi, je vous dis… », et il va encore plus loin,  le Seigneur dit que dans sa pensée, une femme mariée est liée à son mari tant qu’il est vivant. Et ils sont mariés parce qu’ils se sont engagés, parce qu’ils ont eu des relations entre eux sur tous les plans. Et seule, la mort peut les séparer.

Dans 1 Corinthiens 7, verset 39, l’apôtre Paul reprend exactement la même idée en disant : « Une femme est liée aussi longtemps que son mari est vivant. Mais si le mari meurt, elle est libre de se marier à qui elle veut, seulement que ce soit dans le Seigneur », c’est-à-dire avec un chrétien et selon la volonté de Dieu.

« Une femme est liée aussi longtemps que son mari est vivant. Mais si le mari meurt, elle est libre de se marier à qui elle veut ». Il ne cite aucune autre exception. Il ne dit pas : « Je mets à part tel ou tel cas particulier ». Une femme est liée simplement par le fait qu’elle est mariée à son mari, elle est liée toute sa vie. Donc, pour le Seigneur, l’adultère, ce n’est pas simplement le fait d’avoir des relations sexuelles avec une autre femme que son épouse ou un autre homme que son mari, pour le Seigneur, l’adultère c’est aussi la séparation d’un couple qui existait et le remariage de l’un des conjoints.

Jésus dit dans Matthieu 5 et au verset 31 : « Mais moi, je vous dis que celui qui répudie sa femme, sauf pour cause d’infidélité, l’expose à devenir adultère et que celui qui épouse une femme répudiée commet un adultère ».

Le Seigneur introduit ici une possibilité de séparation entre le mari et la femme pour une seule raison, l’adultère de la femme mais il s’agit de l’adultère d’un des conjoints.

Là, le Seigneur présente l’exemple de la femme puisqu’on lui pose la question sur la répudiation de la femme. Donc, le Seigneur admet la possibilité d’une séparation pour une seule raison, l’infidélité du conjoint. C’est un droit, une possibilité, mais le Seigneur ne dit pas qu’il faut toujours se saisir de ce droit. Il donne simplement la possibilité de le faire pour cause d’adultère.

 

Mais cela ne règle pas le problème du remariage. Le Seigneur ne dit pas là que celui qui a répudié sa femme adultère peut se remarier librement. Il ne le dit pas là. Il dit simplement : « Je vous dis que celui qui répudie sa femme, sauf pour cause d’infidélité, l’expose à devenir adultère ». Adultère pourquoi ? Parce qu’elle risque de se remarier, donc de commettre l’adultère, doublement, à ce moment-là ; « et que celui qui épouse une femme répudiée commet un adultère ».

Si on isole simplement ce verset de tout le reste de la Parole de Dieu, on pourrait bâtir toute une théologie pour dire : « Vous voyez bien que le Seigneur permet le remariage dans le cas de l’adultère du partenaire ». Mais ce serait en contradiction avec le reste de l’enseignement de la Parole de Dieu et notamment ces passages  qui concernent la femme en général et non pas la femme adultère en particulier.

Dans Matthieu 19, au verset 3 : « Les pharisiens l’abordèrent et dirent pour l’éprouver : Est-il permis à un homme de répudier sa femme pour un motif quelconque ? » Voilà la question qui est posée, la question, c’était : Est-ce qu’il est permis de répudier pour un motif quelconque ?

Jésus répondit : « N’avez-vous pas lu que le créateur au commencement fit l’homme et la femme et qu’il dit : C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère et s’attachera à sa femme et tous deux deviendront une seule chair ? Ainsi ils ne sont plus deux mais ils sont une seule chair. Que l’homme donc ne sépare pas ce que Dieu a joint. »

Pourquoi donc, lui dirent-ils, Moïse a-t-il prescrit de donner à la femme une lettre de divorce et de la répudier ?

Il leur répondit : » C’est à cause de la dureté de votre cœur que Moïse vous a permis de répudier vos femmes ; au commencement, il n’en était pas ainsi, mais je vous dis que celui qui répudie sa femme, sauf pour infidélité, et qui en épouse une autre commet un adultère et celui qui épousera celle qui a été répudiée commet aussi un adultère ».

 Le Seigneur permet les remariages puisqu’ils existent. Il permet tout ce qui se passe. Tout ce qui arrive est permis par Dieu, mais tout ce qui arrive ne traduit pas nécessairement le désir profond du cœur de Dieu, la volonté parfaite du Seigneur. Et c’est cette volonté parfaite là qui nous intéresse en tant que chrétiens.

Nous ne voulons pas des deuxièmes ou troisièmes plans, nous voulons le plan parfait du Seigneur.

Une fois que les dégâts ont pu être faits, il faut revenir au Seigneur pour demander sa miséricorde, pour qu’il puisse réparer ce qui peut être réparé. Mais avant d’avoir commis le moindre dégât, nous avons intérêt à savoir ce qu’il y a dans le cœur de Dieu comme volonté parfaite pour nous, pour que nous puissions vraiment le glorifier et que nous puissions être vraiment heureux sur la terre.

Dans  Corinthiens 7, et on voit apparaître la pensée du Seigneur au verset 8 :
« A ceux qui ne sont pas mariés (célibataires) et aux veuves, je dis qu’il est bon de rester comme moi (c’est-à-dire célibataires. Il est bon ; il n’en fait pas un ordre) ; s’ils manquent de continence, qu’ils se marient ».

Dans les deux catégories qu’il indique, il ne parle pas des divorcés pour une raison ou une autre, y compris pour cause d’infidélité. Il ne parle que de deux catégories de personnes : les célibataires et les veufs.

Verset 10 : « A ceux qui sont mariés, j’ordonne, non pas moi, mais le Seigneur (remarquez bien que c’est un ordre du Seigneur : J’ordonne, non pas moi, mais le Seigneur) que la femme ne se sépare pas de son mari. Si elle est séparée, qu’elle demeure sans se marier (sans se remarier, bien sûr) ou qu’elle se réconcilie avec son mari et que le mari ne répudie point sa femme ».

Le verset 20  est souvent utilisé par ceux qui se remarient pour défendre leur position mais cet argument utilisé  complètement en dehors de son contexte. Il est dit au verset 20 :
« Que chacun demeure dans l’état où il était lorsqu’il a été appelé » (appelé par Dieu, à la conversion).

Dans certains cas on peut voir dans certaines églises un couple, où, par exemple, l’un était divorcé, il fréquentait une autre femme, il n’était pas encore marié, et le conseil qui leur était donné, c’était de dire : « Bon, tu es divorcé, tu es en train de fréquenter une femme, il faut que tu mettes ta vie en règle avant de te faire baptiser, donc, va à la mairie et marie-toi en vitesse pour que ta situation soit régularisée. Marie-toi avec la nouvelle femme. Et en utilisant ce verset : « Que chacun demeure dans l’état où il était lorsqu’il a été appelé ».

Quand tu t’es converti, tu étais divorcé, vivant avec une nouvelle femme, eh bien, reste comme tu es. Ce n’est pas du tout la pensée du Seigneur.

Certains pourraient dire : « Mais alors, si telle est la condition de l’homme marié, comme les disciples le disaient au Seigneur, et notamment dans le cas d’un couple divorcé, remarié, donc le mari qui a par exemple divorcé de sa première femme, qui se remarie avec une autre, et tous les deux se convertissent au Seigneur, que faire ?

Le mariage est indissoluble pour Dieu, il permet la séparation dans un seul cas : infidélité du conjoint.

Dieu ne permet pas le remariage, mais il demande plutôt de rester seul pour un service sans distraction du Seigneur, et dans ce cas-là, il promet d’être plus heureux que s’il y avait remariage. Le remariage du chrétien est un péché d’adultère qui doit être confessé comme tel, mais qui n’est pas un péché impardonnable et notre Seigneur est rempli de miséricorde et de bonté. Mais nous devons prendre conscience qu’il s’agit de quelque chose qui n’était pas dans le plan de Dieu.

Ceux qui se sont remariés étant chrétiens seront moins heureux que ceux qui seront restés célibataires. Parce que c’est la pensée du Seigneur. Et quand je dis moins heureux, cela ne veut pas dire privés de la communion de Dieu, puisque quand un péché est pardonné, le sang de Jésus passe et efface le péché. Il enlève la culpabilité.

Mais il y aura des tribulations dans la vie qui auraient pu être évitées et qui ne pourront pas être évitées ; des problèmes qui auraient pu être évités et qui ne pourront pas l’être. Et c’est la raison pour laquelle l’apôtre Paul dit : « Mais je voudrais vous éviter ces tribulations et ces souffrances ». Donc, il ne s’agit pas d’une perte de communion avec Dieu, il ne s’agit pas d’une perte de la joie du salut ou du pardon, cette joie peut être parfaite et complète et le Sang de Jésus efface et on doit pouvoir saisir ce pardon par la foi que Dieu nous donne et nous propose. Mais il s’agit de réaliser qu’on a fait quelque chose qui était contre la volonté de Dieu, et qu’on va devoir en supporter certaines conséquences.

Quand David a commis l’adultère avec Bath Scheba et qu’il a réalisé la profondeur de son péché  le prophète Nathan est venu lui dire : « L’enfant qui est né, parce que tu as fait périr le mari et tu as pris cette femme qui n’était pas à toi, tu as commis un adultère et un meurtre, eh bien l’épée ne s’éloignera pas de ta famille toute ta vie durant, et le fils qui t’est né mourra, mais Dieu te pardonne. »

On peut recevoir le pardon complet de Dieu et une pleine restauration dans la communion de Dieu, tout en ayant à subir quelquefois toute sa vie durant  des problèmes qu’on aurait pu éviter autrement.

Quand nous sommes chrétiens et que nous marchons de tout notre cœur avec Dieu, nous pouvons mettre aussi en application Romains 8:28, en sachant que tout ce que Dieu a prévu pour nous, enfants de Dieu, concourt à notre bien, quand nous aimons Dieu et quand nous voulons marcher avec lui.

Le Seigneur nous demande de reconnaître notre adultère et de revenir à lui de tout notre cœur. Il est miséricordieux et compatissant, il pardonnera et il guérira. Mais si nous voulons être pleinement au bénéfice de sa grâce, nous devons reconnaître le péché et l’abandonner, et compter sur son secours dans les tribulations, les problèmes de la vie. Il est bon, il est miséricordieux, il est fidèle. C’est là-dessus que nous devons attacher notre cœur ; mais c’est un Dieu de sainteté et de justice. Un Dieu de sainteté !

Et notre attitude doit être une attitude humble et brisée, d’humilité devant lui. « Seigneur, pardonne ! Seigneur, je reconnais, je reconnais, Seigneur, maintenant, fais-moi grâce. Alléluia ! Merci, Père ! Amen ! »

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