Photographier les morts pour économiser de l’argent

Les portraits des morts

Au XIXe siècle, lorsque la photographie était encore une technologie relativement nouvelle et coûteuse, de nombreuses familles n’avaient pas les moyens de se faire photographier de leur vivant. Ainsi, la seule opportunité d’obtenir une photographie d’un être cher était après son décès.

La photographie post-mortem était un moyen permettant aux gens de commémorer leurs proches décédés. La pratique consistait à capturer des images des défunts, parfois quelques heures seulement après leur décès.
Dans certains cas, les photographes pouvaient proposer des forfaits photos spéciaux pour les photographies post-mortem qui étaient moins chers que les séances de photographie traditionnelles. Cela permettait aux familles de disposer d’une image de leur proche à moindre coût.

La popularité croissante de la photographie a conduit à une concurrence accrue entre les photographes. Certains photographes ont vu dans les photographies post-mortem une opportunité de diversification de leur clientèle et de leur chiffre d’affaires.

Un exemple de cette pratique peut être vu dans le portrait de l’architecte allemand Carl Weber et de son épouse, Emily de Stratford, pris en 1850.

Photographier les morts pour économiser de l'argent
Sur cette photographie, des fils métalliques ont été utilisés pour sécuriser la pose d’Emily, permettant ainsi de préserver une image finale d’elle. après sa mort.

 

 

Au 18e siècle les photographies post-mortem offraient un moyen de commémorer une personne disparue car photographier les vivants était une technique nouvelle et très coûteuse

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