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Importance des bijoux, parures et parfums dans la Bible

femme avec des bijoux

Les textes de la Bible sont plutôt favorables aux parures, bijoux et parfums

L’ornement est lié à la foi en Dieu. Les femmes se parent pour leurs maris, et Israël se pare pour son Dieu. Bien que l’Ancien Testamen fustige les excès dans les ornements, jamais il n’interdit l’ornement en lui-même.

Dans l’Ancien Testament, que ce soit à l’occasion du premier tabernacle ou de la construction du temple en matériaux durs, avec toutes ses dorures, Dieu n’est pas présenté comme s’opposant aux ornements, à l’or, aux bijoux et aux magnifiques décorations.

À l’époque du Nouveau Testament, les excès et les extravagances dans les ornements étaient prohibés, la société romaine du 1er siècle suspectant d’immoralité les femmes qui s’habillaient de couleurs vives et mettaient beaucoup de bijoux.

Le Nouveau Testament, lui, ne s’adresse plus à un peuple dans lequel on entre par naissance et où l’éthique prônée est nationale. Il s’adresse à un peuple dans lequel on entre par choix délibéré en réponse à un appel, et prône donc une éthique de mission. Il ne déclare pas que le port de l’or, de l’argent et des bijoux constitue un péché.

Mais, en raison à la fois de leur conviction de simplicité et du contexte historique de persécution, les apôtres considèrent que tout ce qui sort de la modestie et de la simplicité met en danger la vie de l’individu et celle de la communauté tout entière.

Place des bijoux dans l’Ancien Testament

En lisant l’Ancien Testament, nous constatons que les parures et les bijoux n’étaient pas exclus de la vie quotidienne des hommes ou des femmes, des gens simples ou des prêtres, des rois ou d’autres chefs. À l’époque, comme dans les temps modernes, on était sensible à la beauté !

Dans Pr 1.8,9, Salomon dit à son fils « Ce sera pour ta tête une couronne gracieuse, des colliers autour de ton cou. »
C’est donc qu’il n’était pas exceptionnel pour un jeune prince de porter des bijoux, et ce n’était pas le privilège des seuls nobles.

Il était aussi fréquent que les hommes et les femmes, se parfument, ainsi que le montre le psaume 133 qui parle de l’huile qui parfume la tête, et descend sur la barbe d’Aaron (v. 1,2 ; cf. 2 S 12.20 ; Mt 6.17).

[nextpage title= »2 – Les bijoux et la beauté »]

La poésie biblique célèbre la beauté:

– Celle des hommes : Le cœur vibrant de belles paroles, je dis mes poèmes en l’honneur d’un roi.[…] Tu es le plus beau des hommes, la grâce coule de tes lèvres ; aussi Dieu t’a béni à tout jamais. […] O Dieu, ton trône est éternel, ton sceptre royal est un sceptre de droiture. Tu aimes la justice, tu détestes le mal, aussi Dieu, ton Dieu, t’a oint d’une huile de joie, de préférence à tes compagnons. Tes vêtements ne sont que myrrhe, aloès et cannelle. Sortant des palais d’ivoire, des mélodies te réjouissent.
Des filles de rois sont là avec tes bijoux, et debout à ta droite, la dame avec de l’or
d’Ophir. (Ps 45.1-10)
– Celle des femmes :
Majestueuse, la fille de roi est à l’intérieur en robe brochée d’or.
Parée de mille couleurs, elle est menée vers le roi ; les demoiselles de sa suite, ses compagnes, sont  introduites auprès de toi. En un joyeux cortège, elles entrent dans le palais royal. (Ps 45.14-16)

On pourrait ajouter le chant d’amour de Salomon pour sa fiancée qu’on peut lire dans le Cantique des cantiques (4.1-11), où il s’extasie entre autres sur sa beauté, sur ses colliers et sur ses parfums.

Genèse 13.2 ; 24.22,35,53.
Abraham était très riche en troupeaux, en argent et en or. Quand son serviteur Eliézer eut l’accord de Rébecca et de sa famille pour devenir l’épouse d’Isaac, le fils de son maître, il lui donna un anneau d’or pesant un demi-sicle [environ 6 g] pour le nez, et deux bracelets d’or pesant dix sicles [environ 115 g], pour ses poignets. Pour Abraham, il est naturel d’offrir des bijoux à sa future belle-fille.

Genèse 41.42, Daniel 5.7,16,29 et Esther 3.10,12 et 8.2,8,10,15
Genèse 41.42 dit : Le pharaon retira de sa main l’anneau qu’il passa à la main de Joseph, il le revêtit d’habits de fin lin et lui mit au cou le collier d’or. Le contexte littéraire montre sans hésitation qu’il s’agit de signes indiquant l’honneur et l’autorité que le roi confère à Joseph, qu’il vient d’établir à la tête de son royaume.
Le contexte historique permet d’affirmer que ces objets étaient vraiment des objets de luxe, qu’ils avaient une fonction pratique: l’anneau devait comporter un sceau permettant de signer des documents faisant autorité ; le collier avait, lui aussi, une fonction symbolique d’autorité et peut-être même une signification religieuse.

Exode 3.22 ; 11.2,3 ; 12.35,36
Le texte dit que les Israélites ont dépouillé les Égyptiens, avec leur consentement et sous l’influence de Dieu. Ils ont emporté notamment des objets d’argent et d’or.

Ezéchiel 16.11-13 (cf. Osée 2.15) ; 23.42
Le premier texte dit : Je t’ai parée de bijoux, j’ai mis des bracelets à tes poignets et un collier à ton cou, un anneau à ton nez, des boucles à tes oreilles, et un diadème splendide sur ta tête. Tes bijoux étaient d’or et d’argent […] tu es devenue extrêmement belle. Tu es parvenue à la royauté.

Le contexte littéraire est une parabole qui rappelle l’histoire du peuple choisi.

Dieu y est comparé à un riche roi qui a recueilli une petite fille abandonnée et qui en a fait sa femme, donc la reine de son royaume. Mais cette femme, ingrate, s’est séparée de son mari/roi/sauveur et s’est prostituée à d’autres hommes. Elle s’est même prostituée avec les bijoux qu’elle avait reçus en cadeau (v.17).

En conséquence, elle va être dépouillée de ses bijoux et mise à nue (v.39) pour que son apparence corresponde à sa situation réelle : elle n’est plus ni épouse, ni reine.

Le contexte historique montre que l’homme, qui voulait épouser une femme, lui offrait ce qu’il avait de plus beau, y compris des bijoux, pour lui signifier son amour et son engagement à prendre soin d’elle. Les rois faisaient des cadeaux encore plus beaux, car les femmes qu’ils épousaient devenaient des reines.

D’autres passages, comme Pr 11.22, 14.24 et 25.11,12, montrent que les bijoux et le maquillage n’étaient pas systématiquement considérés comme des signes d’immoralité ou d’impiété.

« Ils mettaient des bracelets aux mains des femmes, et une couronne splendide sur leurs têtes. »

Place des bijoux dans le Nouveau Testament

1. Luc 15.22
Le texte dit : Mettez-lui un anneau au doigt.
Le contexte littéraire est la parabole dite du fils prodigue. C’est le père qui donne cet ordre au moment où il accueille son fils de retour.
Le contexte historique nous montre que les hommes comme les femmes des familles riches portaient des anneaux à la fois décoratifs et signes d’autorité.

Le père de l’histoire représente Dieu. L’anneau en question représente l’appartenance à la famille.

Le message de Jésus est que le Père céleste accueille l’homme repentant avec empressement et lui donne tous les signes de sa totale acceptation comme membre de sa famille, avec toute la richesse que cela implique.

2. Apocalypse 21.2
Enfin, dans l’Apocalypse, la nouvelle Jérusalem est comparée à une épouse qui s’est parée pour son époux (Ap 21.1,2 ; cf. 12.1 ; 21.9-11).