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La Toussaint, un appel à vivre pour les chrétiens du présent

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La Toussaint est la fête de tous les saints d’hier et les saints d’aujourd’hui qui sont formidablement vivants.

La Toussaint est un appel à vivre pour les chrétiens du présent. Etre saint, ce n’est pas seulement être inscrit dans le calendrier.

La sainteté s’écrit au quotidien en risquant, en donnant sa vie pour les autres. L’Evangile nous révèle que la sainteté n’est pas une norme à atteindre, mais un état d’esprit, une volonté de confier sa vie au Christ pour qu’il la rende fructueuse. La sainteté est une question d’abandon entre les mains de Dieu.

Elle n’est pas réservée aux grands noms d’hier et d’aujourd’hui : elle appartient à ceux qui ont choisi le chemin du Christ, qui ont cru en sa parole, qui ont laissé leur vie être comblée de sa présence. Et les saints sont parmi nous, beaucoup plus nombreux qu’on ne le pense !

Le monde a besoin d’eux, ces porteurs de vie et d’espérance. De ceux qui font fleurir les déserts de la solitude, éclairent les nuits de l’indifférence, brisent la froideur des coeurs. Les saints d’aujourd’hui sont les vivants d’aujourd’hui, de cette vie que donne le Christ : Celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort.

« Il n’y aurait pas de mort, s’il n’y avait pas de cimetières. »

Cette réflexion surprenante est de Maeterlinck. Cela signifie peut-être que, s’il n’y avait pas de cimetières, les morts seraient si vite oubliés que ce serait comme s’il n’y en avait pas. Ou bien cela signifie que, si nous ne pouvions pas aller dans les cimetières, nous serions bien obligés d’aller chercher nos disparus ailleurs, là où ils sont vraiment… Non pas là où on leur met une pierre dessus, mais là où les pierres sont ôtées: dans la mémoire et dans le coeur de Dieu, où l’on ne peut être que vivant… Alors, il n’y aurait plus de morts.

De sa mère, qui venait de mourir, quelqu’un disait : « Elle n’est plus là où elle était, mais elle est maintenant partout où je suis. »

Il ne faut aller dans les cimetières que pour se rappeler que les morts n’y sont pas.