Jugement de Dieu: épreuve de la croix de saule

Ordalie: épreuve judiciaire de la croix

Jusqu’au XVe siècle, en cas d’assassinat, les parents de la victime avaient le droit de désigner sept personnes et de les soumettre à l’épreuve de la croix de saule.

On les faisait entrer dans l’église et là sur l’autel ou sur un reliquaire, on déposait deux baguettes de saule, dont l’une avait été marquée d’une croix.

Les baguettes étaient enveloppées de laine pour cacher le signe de la croix.

Un jeune enfant était chargé de choisir l’un des bâtons, s’il prenait celui qui portait le signe de la croix, les sept accusés étaient renvoyés, tous étaient innocents.
Dans le cas contraire, tout le groupe était présumé coupable et de nouvelles cérémonies éliminatoires étaient nécessaires pour découvrir l’assassin.

Chacun des accusés prenant à son tour une baguette y inscrivait son nom ou un signe conventionnel, et le recouvrait d’une étoffe de laine. L’enfant retirait une à une ces baguettes placées sur l’autel et dès qu’il n’en restait plus qu’une, on était censé avoir l’indication du meurtrier : il suffisait de détacher l’enveloppe et de lire le nom qu’elle cachait.

Le principe de ce jugement de Dieu était que « la voix du Sort ne pouvait être que la voix du Ciel »

 

 

 

Au moyen-âge l'épreuve judiciaire par la croix de saule était une ordalie, une épreuve pour exercer le jugement de Dieu, utilisée par les juges pour faire avouer l'accusé, trouver la vérité et rendre une justice divine
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