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Religion catholique en Nouvelle Calédonie

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La Nouvelle Calédonie, une terre de religions

Découvrez comment de 1840 à nos jours, le christianisme a joué un rôle prépondérant dans l’évolution culturelle, sociale, politique, voire économique de la Nouvelle-Calédonie.

La Nouvelle-Calédonie, comme la France métropolitaine, protège la liberté de culte et bénéficie de lois qui veillent à la séparation des Églises et de l’État. Il n’existe donc pas de religion officielle.

Si, comme l’immense majorité des peuples originels, le peuple Kanak a une base culturelle d’origine animiste, il est aujourd’hui majoritairement d’obédience chrétienne.

Les croyants catholiques sont les plus nombreux mais d’autres cultes chrétiens sont bien établis localement  qu’il s’agisse de protestants ou de pentecôtistes.

D’autres cultes minoritaires sont présents. L’islam notamment, tant à travers les membres de la communauté d’origine indonésienne qu’en raison de la descendance d’anciens déportés algériens.  On doit à la communauté vietnamienne l’implantation du bouddhisme, plus particulièrement présent à Nouméa.

Les Eglises ou communautés religieuses officiellement représentées en Nouvelle-Calédonie sont au nombre de neuf.

L’Eglise Catholique se place largement en tête. avec 67 % de la population totale.

Les Eglises protestantes regroupent près de 25 % de la population, elles sont divisées en Eglise Evangélique en Nouvelle- Calédonie et aux Iles Loyauté. dite Eglise Autonome (16 %). Eglise Evangélique Libre (6 %) parfois dite « de Charlemagne » (du nom de son fondateur) et Eglise Evangélique Tahitienne (2 %). La communauté d’obédience islamique constitue le troisième groupe religieux ; on peut évaluer ses membres à 3 % de la population.

Suivent diverses autres minorités religieuses qui. ensemble. touchent un peu plus de 2 % de la population.

Par ordre décroissant. ce sont les Assemblées de Dieu ou Eglise Pentecôtiste. la Mission des Adventistes du 7ème Jour. les Témoins de Jéhovah. l’Assemblée Spirituelle Nationale des Baha’is. l’Eglise de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours ou Eglise Mormone.

l’Eglise Réorganisée de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours ou Eglise Sanito. Aucune de ces communautés ne représente plus de 0.5 %de la population.

La première tentative de christianisation fut le fait des Protestants.

Le 14 Mai 1840, le Révérend Heath, de la London Missionary Society (LMS) , plaça deux évangélistes samoans, Noa et Taniela, à l’Ile des Pins (Gadji).

L’année suivante, des évangélistes furent déposés sur la Grande Terre, à Touaourou. Les Loyauté furent touchées à leur tour: Maré (Nécé) en 1841, et Lifou (Mou) en 1842.

Les Catholiques de leur côté, conduits par Mgr. Douarre, de la Société de Marie, débarquèrent à Balade le 21 décembre 1843.

La mission catholique de Pouébo fut fondée en 1847. Seule, pourtant, l’oeuvre protestante entreprise aux Loyauté connut un succès immédiat. A l’Ile des Pins, les évangélistes furent massacrés en 1842 ; ceux de Touaourou furent contraints au repli. Quant aux Catholiques, ils ont été sauvés de justesse par la frégate La Brillante en 1847, après l’assas- sinat d’un missionnaire, le Fr. Marmoitton.

La première implantation catholique réussie fut celle de Vao, à l’Ile des Pins, en 1848 ; et ce n’est qu’en 1851 que les Maristes reprirent pied dans le nord-est. Aux Loyauté, la LMS fut un moment concurrencée par la Melanesian Mission, en 1852.

Mais elle consolida ses positions en installant deux missionnaires européens, les Rév. Jones et Creagh, à Maré (Nécé) en 1854. La prise de possession de la Nouvelle-Calédonie par la France, favorisée par la Mission Catholique, explique dans une large mesure l’essor rapide du catholicisme sur la Grande Terre, ainsi que sa percée ultérieure aux Loyauté.

La souveraineté française constituait une garantie de monopole et de stabilité face au risque protestant qui se profilait derrière le pavillon britannique, elle assurait aux stations missionnaires une protection militaire contre les populations hostiles,

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