Le chemin du véritable salut
Étienne et Marc étaient camarades de classe et grands amis ; ils allaient ensemble à l’école, et passaient souvent leurs soirées ensemble. Je rencontrai les deux garçons un soir, après la réunion des enfants. Étienne, qui était assis non loin de la paroi, avait un air si sérieux qu’il me fut facile de deviner qu’il était angoissé. M’asseyant à ses côtés, je lui dis :
— Eh ! bien, Étienne, ton âme est-elle sauvée ? Te réjouis-tu d’aller dans la demeure lumineuse, pour être avec Jésus et voir Sa face ?
Il releva la tête et répondit, ses grands yeux fixés sur les miens :
— Je ne peux pas affirmer cela, Monsieur ; mais j’aimerais être sauvé, et depuis vendredi dernier, j’ai fait tout ce qui était en mon pouvoir pour y parvenir.
— Et qu’as-tu fait pour cela, Étienne ? lui demandai-je.
— En rentrant à la maison, vendredi passé, j’ai annoncé à mes parents que je voudrais être sauvé. Ils m’ont dit alors que, pour aller au ciel et être sauvé, il suffisait d’être sage, de faire les choses que l’on m’ordonnait, et de garder les commandements, et ils m’assurèrent que ceci était écrit dans la Bible, Monsieur.
Ainsi, Marc et moi, nous nous sommes engagés à faire de notre mieux, pour essayer de vivre aussi honnêtement que possible, à l’avenir ! répondit le petit garçon.
Il avait parlé avec tant de conviction, qu’il ne pouvait subsister aucun doute, sur la réalité de son désir d’obtenir le salut. Mais j’étais navré de constater qu’il avait été dirigé vers une fausse piste, et tout à fait mal renseigné par des personnes qui étaient dans l’erreur.
Jamais il n’est dit dans la Bible, que des enfants, garçons ou filles, iront au ciel s’ils sont sages, et gardent les commandements. Mais je vais vous dire ce qu’elle nous enseigne : « Il n’y a point de juste, pas même un seul » Tout le monde a transgressé la loi et se trouve, par conséquent, sous la colère de Dieu. Lisez : Rom. 3:9-19, et Gal. 3:10, vous verrez alors vous-même ce qu’il en est.
Quand j’eus expliqué cela au jeune garçon, il se mit à sangloter, car, après tous ses efforts d’amélioration, il voyait maintenant qu’il était indigne d’aller su ciel, et ne pouvait y aller !
— Que devons-nous faire, alors, Monsieur ? demanda-t-il très sérieusement.
— Vous ne pouvez rien faire, Étienne, parce que vous êtes des pécheurs perdus ; mais si vous venez tout près de moi, je vous ferai lire dans ma Bible ce que Jésus a fait pour vous.
Les enfants s’étant rapprochés de moi, nous ouvrîmes la Bible et où était écrit :
— Il a été blessé pour nos transgressions, Il a été meurtri pour nos iniquités ; le châtiment de notre paix a été sur Lui, et par Ses meurtrissures nous sommes guéris (És. 53:5).
Il nous est parlé ici des souffrances que Jésus a endurées, quand Il est mort pour nos péchés, sur la croix.
— Eh ! bien, dis-je alors, tout cela est pour des pécheurs perdus ; Jésus souffrit et mourut, pour qu’ils fussent délivrés. Je suis sauvé par Son œuvre, non par la mienne ! Croyez-vous que Jésus est mort pour vous ?
— Oui, je le crois, parce que je suis un pécheur, dit Étienne.
— Le crois-tu vraiment ?
— Oui, j’en suis tout à fait sûr !
— Voyons ce que dit Jésus de ceux qui croient !
Dans Jean 6:47 le Seigneur dit :
«En vérité, en vérité, je vous dis : Celui qui croit en moi, a la vie éternelle».
— Que dit-Il que tu as, Étienne ?
— La vie éternelle ! la vie éternelle ! Et sa figure s’éclaira, en prononçant ces mots.
Je jugeai préférable de laisser aux deux petits garçons la Parole de Dieu, sans insister davantage pour qu’ils se disent croyants. Nous nous séparâmes donc.
Le lendemain soir, je demandai à Étienne à quoi il en était.
— Sauvé ! je suis sauvé, et Marc aussi. C’est moi qui l’ai compris le premier, mais maintenant nous sommes heureux tous les deux !