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Importance de l’aumônerie catholique dans les prisons

Importance de l’aumônerie catholique dans les prisons

La mission de l’aumônerie catholique des prisons est de rencontrer et d’accompagner les détenus qui le lui demandent dans l’enceinte des établissements carcéraux.

Envoyés en mission par l’Eglise catholique, les aumôniers sont présents dans les 187 établissements pénitentiaires du territoire français.

Au 1er avril 2016, l’aumônerie catholique comptait 665 aumôniers. Parmi eux 472 laïcs, 37 religieux ou religieuses, 103 prêtres et 53 diacres. On comptait 240 femmes et 425 hommes.

Les aumôniers ont des statuts différents selon les fonctions qu’ils assument, fonctions qui sont reconnues par le code pénal.

Il y a ceux qui ont pour mission la rencontre individuelle avec les personnes détenues. Ce sont les aumôniers.

Parmi eux, dans chaque établissement il y a un aumônier qui est indemnisé, c’est l’aumônier titulaire, en général cette indemnité est reversée au diocèse auquel il appartient, son montant assure le budget de fonctionnement de l’aumônerie.

L’autre catégorie regroupe les aumôniers qui sont animateurs de groupes au sein des établissements pénitentiaires.

Leur appellation officielle est auxiliaire bénévole d’aumônerie. Ce sont ces groupes de chrétiens en détention qui fondent l’Eglise derrière les barreaux.

Enfin une enquête faite auprès des aumôneries catholiques en septembre 2106 montre que ces 665 aumôniers sont accompagnés lors des célébrations ou dans les groupes de parole par environ 1500 invités occasionnels.

L’aumônerie catholique des prisons est organisée en neuf régions pour correspondre aux réalités de la carte pénitentiaire en France.

Dans chaque région, il y a un responsable régional et un régional adjoint.

L’ensemble des régionaux et des adjoints forment le conseil national autour de l’aumônier général.

La loi du 9 décembre 1905 sur la séparation des Eglises et de l’Etat garantit le libre exercice des cultes. L’administration pénitentiaire doit donc organiser l’accès au culte.

Elle est tenue de permettre aux personnes détenues de “pouvoir satisfaire aux exigences de sa vie religieuse, morale ou spirituelle” (article R.57-9-3 du code de procédure pénale) et “d’exercer le culte de leurs choix selon les conditions adaptées à l’organisation des lieux” (Article 26 de la loi pénitentiaire de 2009).

C’est pourquoi les personnes détenues de toutes confessions peuvent pratiquer leur religion en détention et respecter ses préceptes par la pratique de la prière, de la lecture, ou lors d’offices collectifs organisés dans des conditions adaptées selon la configuration des lieux.

Des aumôniers agréés interviennent en détention afin de célébrer les offices religieux, d’animer des réunions cultuelles et d’apporter l’assistance spirituelle aux personnes détenues.